03 mai 2009
La tarte aux fraises, crème pâtissière infusée à la menthe!
Toutes les occasions sont bonnes pour faire des gâteaux... Et si, pour changer de mon éternelle tarte au citron, je faisais dans la fraise? Profitons-en tant qu'elle est là! Et avec un peu de menthe, c'est encore meilleur... Car la fraise accorde admirablement bien son parfum à un soupçon d'arôme mentholé...
13 octobre 2008
Les meilleures recettes de ma famille: le gâteau renversé à l'ananas du dimanche...
Avant que j'ouvre Zazen (quand j'avais encore un peu de temps pour moi, quoi!) je passais une bonne partie de mon temps libre à surfer sur l'internet mondial pour parler de cuisine, échanger mes recettes, discuter utile et gourmand, quoi!
Et c'est sur le forum Supertoinette que j'ai ainsi "rencontré" virtuellement, en 2004, Bigmousse (Céline), Mercotte et Saveur, Débo, etc... C'était avant la "folie des blogs", lorsque les cuisinières en herbes postaient encore leurs trouvailles précieuses sur les forums de cuisine pour les partager avec d'autres amateurs de bons petits plats...
Ce petit come back du "temps d'avant" que je me faisais l'autre jour à l'intérieur de moi-même m'a remémoré une recette qui était à l'époque mon grand classique à moi, celle que je faisais pour un oui ou pour un non tant elle est facile et délicieuse...
Elle est probablement, parmi celles que j'ai posté autrefois sur le forum (quand j'étais encore jeune et belle quoi) l'une de celles qui ont eu le plus de succès, dixit les commentaires ravis des gens qui l'avaient essayée et livrée à l'approbation de leur petite famille...
Pas étonnant vu sa simplicité et sa rapidité! Sans compter que c'est un pur plaisir avec un bon thé bien chaud (à la noix de coco "Les Deux Chinois" de chez "le jardin du thé" à Grenoble, irrésistible!)...
C'est le gâteau renversé à l'ananas!
C'est vrai qu'avec son petit goût caramélisé, son moelleux accentué par l'effet "baba" du sirop qui imbibe la pâte après cuisson, il ne laisse personne indifférent, et surtout pas les p'tits bouts de chous qui en raffolent et adorent le côté original de la rosace d'ananas...
Un gâteau sans façons, vite fait, au bon goût irrésistible qu'ont les pâtisseries 100% faites au beurre, et qui trouvera tout naturellement sa place sur votre table familiale du dimanche...
Enfin j'espère! ;-)
Et pour votre culture, car ici on ne pense pas qu'à régaler vos papilles messieurs-zet-dames sachez-le, voici un concentré de choses superintéressantes sur ce fruit divin qui se consomme de décembre à avril (source: marmiton!)
Pour bien digérer :
Le taux d'acidité de l'ananas est de 0,9 g pour 100 g pour un fruit mûr, soit un très bon équilibre sucré/acide. L'ananas est donc très agréable à consommer. De plus, sa saveur acidulée stimule les sécrétions digestives.
Les fibres sont très importantes dans la texture de l'ananas sous forme de cellulose et d'hémicellulose, ce qui permet de lutter contre la paresse intestinale.
Pour se revitaliser :
Au niveau des vitamines, c'est la vitamine C qui prime. D'autant plus que sa teneur reste stable grâce à l'épaisseur de l'écorce et l'acidité du fruit qui aident à le préserver.
Les vitamines du groupe B sont bien représentées. Il y a peu de vitamine E, celle-ci s'associe à la vitamine C pour un effet anti-oxydant.
Une bonne chair colorée et une écorce orangée contiendront plus de carotènes (provitamines A) qu'un fruit tout pâle (attention, pâle ne veut pas dire vert !).
L'enzyme clé de l'ananas :
Autre élément important : la brolémine. Il s'agit d'une enzyme qui aide à la digestion des protéines et donc de la viande consommée durant le repas.
Mais son action est inhibée sous une forte chaleur.
Cette enzyme est très utilisée en pharmacie, notamment pour soigner les tendinites et autres inflammations musculaires.
La variété la plus consommée et la plus cultivée du monde est la Cayenne lisse. Son origine viendrait de la Guyane et son nom rappelerait l'absence de piquant sur les feuilles du toupet. Il est essentiellement cultivé en Côté d'Ivoire.
Vient ensuite la Queen Victoria, dit aussi simplement "ananas Victoria", importé de l'Ile Maurice, du Kenya et surtout de la Réunion. Cet ananas est beaucoup plus petit, avec des feuilles dentelées et un goût plus sucré, un peu comme un bonbon.
Ouahouuu! Tout ça? Bon, ben c'est clair, plus de raison de s'en priver!
Le gâteau renversé à l'ananas
Il faut:
1/2 paquet de levure
16 morceaux de sucre et un peu d'eau pour faire le caramel
100g de sucre
3 oeufs
100g de beurre ramolli
100g de farine
1 boîte d'ananas
Faire égoutter les ananas, garder le jus. Faire un caramel avec les morceaux de sucre dans une casserole à fond anti-adhésif, puis le placer rapidement dans le fond d'un moule à manqué beurré.
Placer les tranches sur le caramel en rosace, puis verser la pâte dessus (pâte faite, bien sûr, (présicions pour JF qui se reconnaîtra!) en mélangeant d'abord les oeufs avec le sucre, bien battre jusqu'à ce que l'appareil blanchisse, puis ajouter le beurre, la farine et la levure, remuer pour que la pâte soit bien lisse et c'est bon, tu peux y aller, verse ma poule!) ;-)
Faire cuire à four préchauffé à 180°C pendant 40 minutes.
Démouler à chaud, les tranches d'ananas doivent être sur le dessus. Mouiller alors avec le jus d'ananas mélangé à 3 cuil à soupe de rhum et 2 cuil à soupe de sucre, puis laisser refroidir.
07 octobre 2008
Les meilleures recettes de ma famille: le merveilleux gâteau aux pommes que-tout-le-monde-en-redemande!
Et bien, j'ai eu de nombreux mails suite à la publication de l'article concernant la pendaison de notre crémaillère, le mois dernier...
Et beaucoup m'ont demandé la recette, secret jalousement gardé, du merveilleux gâteau aux pommes de ma maman, façon clafoutis, qui ravit les papilles et ne laisse jamais personne indifférent...
Qui goûte ce gâteau en redemande toujours, c'est systématique! Pourtant, à priori, on pourrait croire qu'un gâteau aux pommes a moins de succès qu'une tarte au citron meringuée ou qu'un moelleux au chocolat... ET BIEN FAUX! A chaque gois c'est pareil, au final c'est le gâteau aux pommes que l'on préfère!
Ca m'énerveeeee..... ;-)
Bon, mais comme t'es gentil, cher lecteur, only for you darling en exclu live, je te donne le secret, la recette, la formule magique, que je tiens donc de la reine-mère et qu'elle même tenait déjà de son papa, c'est-à-dire mon papy chéri...
Alors? Hein?
Allez, fais bisous et file, chenapan! Je te gâte vraiment, c'est pas possible... ;-)
Le Merveilleux gâteau aux pommes de Maman
Il faut:
800g de pommes
125g de farine
100g de sucre
3 verres de lait
3 oeufs entiers
1/2 sachet de levure
1 pincée de sel
Beurrer un moule à manqué, répartir les fruits coupés en morceaux (tranches fines) au fond et verser la pâte.
Mettre au four ther. 7 (180°C environ) et laisser cuire 35 minutes.
Ce gâteau est apprécié par tout le monde, il n'en reste jamais un morceau!! Cela fait un peu comme un clafoutis, c'est délicieux. Simple, inratable, et léger car sans beurre ni matières grasses!!
17 juin 2008
La tarte philosophique aux fruits rouges qui fait mal... Mais c'est trop bon...
J’adore la philo.
Si si, c’est vrai, j’vous jure.
Mais non enfin, je ne me suis pas reçu une planche de bois sur la tête en faisant mes placards de salon (puisque nous sommes encore en pleins travaux), j’aime la philo j’vous dit.
Ca a d’ailleurs été ma meilleure note au BAC.
Si.
Pourtant, je passais un BAC S. option mathématiques. Autrement dit, la philo c’était coef 1.
Trop dommage.
Mais bon, c’est comme ça.
J’ai toujours eu l’esprit davantage dans mes bouquins. Je suis plus dans les nuages que terre-à-terre.
C’est mon côté Candy névrotique, toujours à me poser des questions sur tout, le pourquoi du comment du peut-être (ou pas).
Bref, j’ai écouté avec délectation les sujets proposés cette année au Bac de philo. En essayant d’imaginer vers quel choix je me serais orientée (si j’étais encore une jeune femme étudiante et fraîche et tout). C’est gentil de dire que je suis encore jeune, vous me ferez penser à vous remercier la prochaine fois qu’on se verra…
Ben voilà. Et je vous pose la question :
Peut –on désirer sans souffrir ?
Vous avez quatre heures, après je ramasse les copies. Prêt, partez!
Analyse des termes:
PEUT-ON : ici, il ne s’agit ni de la capacité, ni, évidemment, du droit, mais bien de la possibilité. En d’autres termes, est-il possible, arrive-t-il de désirer sans souffrir ? Le sujet, dans sa formulation, présuppose une tendance (qui doit nous surprendre) du désir à faire mal.
C’est vrai que des fois, on est un rien maso. Genre « je suis amoureuse de Georges Clooney ». « Je désire ardemment Georges Clooney ». C’est du pur désir masochiste, puisque évidemment je ne pourrais jamais céder à Georges Clooney (j’ai déjà un chéri). Pauvre Georges. S’en remettra t-il un jour ? Le désir fait mal. Georges et moi, c’est tout simplement pas possible. CQFD.
DESIRER : aucun objet du désir n’est précisé dans le sujet, qui interroge donc d’une manière très large la notion de désir (souhaits, rêves, envies, amour…etc). Le désir, c’est, au sens le plus large possible, tout ce dont la satisfaction entraîne, en principe, un plaisir.
C’est vrai que satisfaire son besoin de Georges Clooney, c’est du plaisir, mais là on vire un peu porno. C’est un blog correct que je tiens là, alors restons raisonnables, je vous en prie.
Non, il y a plein d’autres choses dont la satisfaction peut entraîner un plaisir. Croquer à pleines dents dans une part de tarte aux fruits rouges et à la crème, par exemple ? C’est une pure gourmandise, un vrai plaisir, un désir qu’on peut facilement concrétiser…
Alors la question, c’est « peut-on croquer dans une tarte aux fruits rouges sans souffrir » ?
Ben oui. Je crois bien que ça ne m’a jamais fait mal ce genre de chose.
Ou peut-être juste à ma balance, Ginette, qui me fait la tête dans la salle de bain à chaque petit plaisir sucré? (Ouh là, encore cinq cent grammes !)
Donc, si désir = tarte aux fruits rouges (et à la crème !) = on croque dedans c’est-trop-bon = plaisir à l’état pur = encore du sucre c’est-pas-bien = Ginette fait la tête = haricots verts vapeur sans sel = souffrance atroce (fini le chocolat !). CQFD.
SANS SOUFFRIR :
sans avoir mal, sans être victime de son propre désir, sans éprouver du déplaisir.
la souffrance, c’est l’opposé du bonheur.
Le sujet demande donc si le désir nous conduit irrémédiablement au malheur. Il fallait se demander si le désir contenait nécessairement un penchant à la tristesse, contrairement à ce qu’on croit souvent.
C’est vrai que le désir entraîne des désillusions, des espérances déçues, des espoirs brisés.
Trop désirer, c’est un peu idéaliser (ce macaron là, il me le faut il me le faut il me le faut. Ou j’arrête de respirer, na !).
On aime l’idée de ce désir (ça va être trop bon de céder à cette gourmandise à la fois si craquante et si fondante, un macaron framboise violette, ça doit être l’extase totale !).
peut-être même davantage l’idée d’assouvir ce désir (je m’arrête devant la vitrine à chaque fois que je passe devant, cette ganache framboise, cette couleur merveilleuse… Que du bonheur sûrement…) que l’accomplissement de ce fantasme délicieux (bof, finalement, c’est pas top, la violette… Trop déçue en fait. J’aurais dû essayer mandarine/jasmin…).
Or, la mandarine – jasmin, ça fait trois mois qu’ils ne le font plus, dans cette pâtisserie là.
Désir = finalement je suis déçue = maintenant je désire quelque chose que je ne pourrai jamais avoir = je suis triste.
Un peu comme Georges lorsqu’il va apprendre que je ne peux vraiment pas, mais vraiment pas me marier avec lui. Le pauvre.
Intérêt/ enjeu :
On connaît l’expérience universelle de la souffrance en matière d’amour. Jalousie, manque, le désir (au sens large) de l’autre s’accompagne parfois de cruel déplaisir. L’enjeu du sujet est d’élargir cette expérience à toutes les autres formes du désir, et d’interroger le caractère éventuellement dangereux de celui-ci. Il s’agit également de chercher les conditions d’existence d’un désir non douloureux.
Voilà, c’est exactement ce que je disais.
Problème :
D’un côté, il paraît évident que le désir occasionne un plaisir. On sait bien d’ailleurs que celui qui ne désire rien est la plupart du temps malheureux. Seulement, il ne peut le faire qu’à condition d’être satisfait. Et il est moins facile de satisfaire tous ses désirs que d’en faire la liste. Il s’agit donc de réfléchir au rapport entre le désir et le bonheur.
D’où la question : le désir est-il en soi bénéfique ? Désirer, est-ce déjà prendre le bon chemin vers le bonheur ? Ou bien au contraire, le désir recèle-t-il une puissance négative, voire destructrice ?
Bon, c’est sûr que le désir, c’est comme le chocolat. Plus on en mange, plus on en veux (surtout celui au lait, avec les noisettes, oui, le grand format là, celui où le carré est aussi épais qu’un domino grande taille… Rhhooo là là…).
Plus on satisfait son désir, plus d’autres désirs encore inassouvis viennent s’insinuer pernicieusement dans notre tête (maintenant je veux goûter celui au citron/gingembre…. Et celui aux écorces d’oranges confites… Et celui au chocolat blanc/coco grillée… Et puis aussi celui là… Et celui là…)
Et au final : une bonne indigestion ma cocotte.
Et une crise de foie.
Désir = j’ai mal au ventre = puissance destructrice. CQFD.
Il existe, dans l’histoire de la philosophie, deux conceptions opposées du désir : l’une qui, dans le sillage de Platon, le conçoit comme un manque (je désire ce que je n’ai pas, et je désire être ce que je ne suis pas…avec sa version encore plus déprimante : je ne désire jamais ce que j’ai ; je ne désire jamais être ce que je suis !). L’autre qui, à l’inverse, en fait une puissance et le moteur de nos actions. Le désir, c’est déjà la force qui me pousse en avant, l’énergie que je trouve pour me projeter vers l’avenir.
Un peu comme quand j’ai voulu me reconvertir, quoi. La puissance du désir m’a fait ouvrir un commerce qui m’a apporté plein de bons moments. Ca m’a donné la force de réaliser mon rêve.
Mais : une fois réalisé, concrétiser, bof. J’ai plus de temps pour moi. C’est super génial mais bon, voilà quoi. Je suis épuisée. Je ne fais que bosser. Je n’ai plus de vie. Conclusion : je ne désire plus vraiment en fait. J’ai essayé, j’ai rentabilisé, j’ai vendu.
Comment ça : je suis instable ? Pas du tout môssieur, je suis juste une femme. Donna e mobile. Point barre.
Et toc.
Finalement, on pouvait construire deux réponses opposées à la question sur la base de cette double conception du désir : si le désir est un manque, alors il est nécessairement lié à la souffrance aussi longtemps qu’il n’est pas satisfait au moins.
En revanche, si l’on comprend que je ne peux pas vivre, ni agir, sans d’abord désirer, alors la présence du désir en moi est plutôt bénéfique que destructrice. Pour exemple : qui est celui qui n’a plus de désirs ? Très souvent, le dépressif. Celui qui ne parvient plus à vouloir, à avoir envie. Sa puissance d’action est réduite à peu de chose.
La classification des désirs chez Epicure, entre ceux qui sont vains (donc source de souffrance), et ceux qui sont naturels (source de plaisir non dangereux).
Donc, restons-en au désir de chocolat. Ca ne nous oblige pas à démissionner pour ouvrir un salon de thé. Ginette fait la tête, et bien tant pis pour elle (elle n’a jamais goûté le bon chocolat, elle peut pas savoir, la pauvre…)
Ou ma bonne tarte aux fruits rouges et à la crème !
Pour la crème, c’est la recette de Cookies Muffins que j’ai adoptée !
Il vous faut :
4 jaunes d'oeufs
25 g de Maïzena
90 g de sucre en poudre
1 gousse de vanille
40 cL de lait
1 sachet de sucre vanillé
Lavez la gousse de vanille et coupez la en 2 dans le sens de la longueur.
Faites chauffez le lait avec la gousse jusqu'à ébullition. Laissez infuser c'est à dire laissez prendre le goût de vanille au lait pendant au moins 1h.
Dans un saladier, cassez les oeufs et récupérez les jaunes. Incorporez le sucre et le sucre vanillé et mélangez.
Incorporez la Maïzena, mélangez.
Retirez la gousse du lait et filtrez le. Puis versez petit à petit le lait au mélange.
Remettez le mélange dans la casserole et faites chauffer jusqu'à ce que la crème soit épaisse. Laissez refroidir.
Pour la pâte sablée :
250 g de farine
125 g de beurre
125 g de sucre semoule
1 pincée de sel
1 œuf
1 sachet de sucre vanillé
1/2 sachet de levure chimique
Sabler la farine et le beurre (en frottant contre les paumes des mains).
Ajouter l'œuf et la levure chimique.
Mettre en boule.
Laisser reposer 30 minutes environ au frais avant utilisation.
Puis étaler la pâte dans un moule à bord droits. Découper ce qui dépasse au couteau pour avoir une bordure bien nette et lisse. Trouez la pâte à la fourchette sur toute sa surface, et saupoudrez d’un peu de sucre. Remplissez le moule d’haricots secs en ayant pris soin de poser une feuille de papier sulfurisé sur la surface de la pâte.
Faire cuire la pâte à blanc, four préchauffé à 180°C, pendant 20 minutes.
Otez les haricots et le papier sulfurisé. Etalez la crème pâtissière sur la pâte, puis déposez délicatement des fruits rouges entiers pour la recouvrir toute entière.
Faire chauffer un peu de gelée de framboise, et l’étaler sur les fruits pour faire briller…
Et voilà !
Avec ça, vous pouvez soudoyer un prof de philo, qui vous mettra un bon 15/20 sans problème ! ;-)
...
Et n'oubliez pas le concours "Parfum de Menthe", avec l'épicerie fine Sapidus à Grenoble! Des coffrets gourmands et des kits de cuisine moléculaire Kalys à gagner!
Vous avez jusqu'au 30 juin!
05 mai 2008
Il y avait, le ciel, le soleil et ma mère... tralala... Ah oui, trois gâteaux aussi!
Ce dimanche, petite pause dans nos travaux colorés pour illuminer les murs de notre tout nouveau et tout beau appartement...
Et quelle pause! En plus d'un soleil magnifique et d'une chaleur presque estivale, nous avons fêté non pas un, ni deux, mais trois, oui vous avez bien entendu: TROIS m'ssieurs dames, trois anniversaires ce jour!
Et oui, et qui dit trois anniversaires, dit trois gâteaux, trois petites douceurs prépérées avec amour par ma maman, dans sa nouvelle cuisine avec son nouveau four (telle mère telle fille, on change tous de cuisine en ce moment!) ;-)
Et bien vous savez quoi?
Il marche drôlement bien, son nouveau four! On s'est régalés!
A quand l'essai rosbeef et gratin dauphinois? (message subliminal...) ;-)
En tout cas, je souhaite à nouveau un très joyeux anniversaire à la p'tite Nana (7 ans et toutes ses dents, du moins, jusqu'à maintenant... Elle a eu un skate board dans ses cadeaux d'anniversaire... Humhum...), à Isa (dois-je le dire? Ouh! La vieille! C'est sur la photo de toute façon!) ;-) et à ma maman (54 ans, ça porte bonheur)...
Je vous aime très fort!
Le champagne aussi était bon... Hin hin hin... Tel père, telle fille (On reconnait Sandrine à la bouteille jamais bien loin)... ;-) Meuh non, j'rigole!
(J'vais me faire tuer par ma grande soeur... Même pas peur!)
Pour fêter encore un peu ça, je vous donne une recette quelque peu spéciale... C'est ce qu'on pourrait appeler une recette de famille, une "spécialité" que l'on refait très souvent puisque le résultat est goûté et approuvé!
En l'occurrence, voici la recette du "Baba" de tante Guite, fait par ma maman (ma cuisine à moi est toujours "encartonnée"!) une merveille de gâteau gonflé et moelleux, à tomber avec une crème au chocolat de type "Mont Blanc", ou simplement pour accompagner le café (ou le chocolat) du matin... Recouvert de Nutella? (Gourmande!) ;-)
Le "BABA" de Tante Guite
Il faut:
4 oeufs
2 verres 1/2 de sucre
1 paquet de levure chimique
1 verre de lait
1/2 verre d'huile
4 verres de farine
Mélanger les jaunes d'oeufs, le sucre et la levure.
Ajouter le lait et l'huile. Mélanger.
Incorporer la farine et les blancs d'oeufs montés en neige ferme.
Mettre dans un moule à manqué, au four préchauffé à 180°C environ 20 min. La lame d'un couteau doit ressortir sèche...
14 avril 2008
Minimaliste-mais-hyper-classe tarte au citron meringuée ! Chapitre 2...
Lorsque je tenais encore Zazen, j’ai constaté que le dessert préféré de mes clients, et bien c’était la tarte au citron. Ma tarte au citron meringuée, toute facile, toute simple. Mais quel succès ! Davantage même que mon moelleux chocolat au cœur tout coulant, mon tiramisu aux fruits rouges ou ma tarte Tatin et crème glacée caramel au beurre salé…
La conclusion, c’est donc qu’il est inutile d’essayer d’en faire des tonnes. Les choses les meilleurs sont bien souvent les plus simples (dixit le message ci-dessous - chapitre 1)…
Du coup, je l’ai tellement préparée (avec amour) que la recette est gravée à jamais dans ma mémoire (comme mes souvenirs Zazenesques…)
Alors, la voici, cette recette du succès ;-)
Pâte sablée:
250 g de farine
125 g de beurre
70 g de sucre
1 oeuf
5 cl d'eau
1 pincée de sel
Crème au citron:
4 citrons de taille moyenne
130 g de sucre
6 jaunes d'oeufs
2 bonnes cuillères à soupe de Maïzena
Meringue:
6 blancs d'oeuf
100 g de sucre glace
Fouetter l'oeuf et le sucre au fouet et détendre le mélange avec un peu d'eau.
Mélanger au doigt la farine et le beurre coupé en petites parcelles pour obtenir une consistance sableuse et que tout le beurre soit absorbé (Il faut faire vite pour que le mélange ne ramollisse pas trop!).
Verser au milieu de ce "sable" le mélange sucre et oeuf.
Former une boule avec les paumes et fraiser 1 ou 2 fois pour rendre la boule + homogène.
Foncez un moule de 25 cm de diamètre avec la pâte, garnissez la de papier sulfurisé et de haricots secs.
Faire cuire le fond de tarte 10 min à 180°C.
Laver les citrons et en zester 2.
Mettre les zestes très fins dans une casserole.
Presser les citrons et mettre le jus avec les zestes dans la casserole.
Verser le sucre.
Remuer et faire chauffer le mélange. Délayer la Maizena dans de l'eau froide. L'ajouter dans la casserole.
Mettre à feu fort et continuer à remuer à l'aide d'un fouet.
Le mélange va commencer à s'épaissir.
Oter du feux et incorporer les jaunes d'oeufs.
Verser cet appareil sur le fond de tarte cuit. Remettre au four à 180°C pendant 5 min.
Monter les blancs en neige avec une pincée de sel.
Quand ils commencent à être fermes, ajouter le sucre.
Fouetter jusqu'à ce que la neige soit ferme.
Recouvrir avec les blancs en neige la tarte et napper à la fourchette en donnant un mouvement de "vagues" (pour que la meringue soit joliment dorée)
Mettre la tarte au four 180°C en surveillant bien, retirer dès que la meringue commence à brunir (5 à 10 min).
Minimaliste-mais-hyper-classe tarte au citron meringuée ! Chapitre 1...
Vous devez trouver que pour l’instant, toutes les recettes que je poste dans mon blog sont hyper simples. Classiques, quoi. Standards.
Ben oui. C’est comme ça. C’est la classe totale du minimalisme transcendant, l’extase du point blanc sur la toile noire (ou l’inverse). On va dire.
C’est surtout que ce sont les recettes que je fais le plus souvent, donc la base de mes activités cuisiniques. Eu égard également à la taille pharaonique de ma cuisine (notez la pointe d’ironie hyperbolique de cette phrase…)
Voilà, aujourd’hui je fais des mots en ique, je n’irai pas suffisamment loin toutefois pour me perdre dans une vulgarité qui m’est peu familière, rassurez-vous.
C’est juste une espèce de mea culpa au vu des merveilleuses improvisations que je découvre chaque jour dans vos blogs à vous. Bien sûr, j’aimerais moi aussi pouvoir me lancer dans des compositions montées au cercle à pâtisserie ou des plats mijotés et présentés à la Ferran Adria. Mais un problème subsiste.
Il y a un hic.
Une souris dans le potage comme on dirait.
MON MATOS EST DANS LES CARTONS (et entreposé chez mon gentil tonton).
Ben oui, nous sommes temporairement, Monsieur Mon Cœur et moi, dans un magnifique appartement loftique (encore une ironie hyperbolique en ique) de 45m2, pourvu d’une merveilleuse cuisine tout équipée d’un évier ( !) auquel nous avons trouvé une belle cuisinière pour lui tenir compagnie.
Mais pas de hotte quand même, faut pas exagérer.
Et pas de placard non plus, c’est trop has been.
Dommage, moi j’aime bien les placards. C’est pratique pour ranger des trucs, vous ne trouvez pas ?
Non, notre proprio est lui aussi très classe donc très minimaliste (très sympa quand même, hein).
Mais bon. Pas de placard.
Enfin si, un placard. Mais il est tombé l’été dernier. Il a voulu rentrer dans l’histoire en sautant de ses attaches murales sans élastique, et a sacrifié d’ailleurs en même temps toute ma vaisselle. Si c’est vrai ! La preuve :
Bref, j’ai pu tout de même sauver mon cher Kenwood, la prunelle de mes yeux (et le découvert de mon compte bancaire) ;-)
Mais bon, les accessoires sont au garage. Ben oui, pas de placard, vous vous souvenez ?
Alors je peux battre des blancs en neige, râper des carottes, et pis c’est tout.
Et pis ça sera comme ça jusqu’à ce qu’on déménage, c'est-à-dire dans 1 mois (yes !), dans notre appartement à nous, sans proprio, sans placard suicidaire, mais avec une cuisine comme dans mes rêves, hotte centrale et tout, avec plein d’endroits où ranger ma machine à pain, ma sorbetière, mon trancheur électrique, ma yaourtière, ma machine à hot dog, mon tranche ananas, ma machine à paninis, ma friteuse, ma machine à barbe à papa, ma chocolatière etc…
Le rêve !
En attendant, de toutes façons, c’est pas grave, les choses les plus simples sont bien souvent les meilleures.
Exemple type : la tarte au citron meringuée !
03 avril 2008
La fiction pulpeuse d'un mythe qui s'écroule... Et sa Tarte Révolutionnaire!
Là, c'est l'apothéose...
Je suis en pleine crise de désillusion profonde, on a volé mes utopies, cassé mes croyances, piétiné mes espérances, oui, tout est brisé à jamais...
Pourquoi tant de désespoir?
Dois-je vraiment vous révéler à vous aussi cette terrible vérité?
Et bien voilà...
... Il paraît que l'ADDICTION AU CHOCOLAT EST UNE PURE FICTION!
Oui, mesdames et messieurs, oui, tout à fait, ce matin, un journal, un satané journal, la référence même de toute femme qui se respecte, j'ai nommé le très respectable "Femme Actuelle", a - avec très peu de scrupules (et de classe même) - fait tomber à jamais le mythe du "j'y reviens parce que je suis irréversiblement accro, c'est pas ma faute".
Non mais je vous jure! Ca devrait être interdit ça! C'est comme annoncer que la splendide chevelure de PPDA lui a été greffé en 40H d'intervention chirurgicale minutieuse: c'est tabou, c'est briser un mythe que tout le monde sait être bien illusoire mais auquel on a envie de croire! Le dire tout haut, l'officialiser, c'est briser le rêve, c'est honteux!
Et c'est très moche. (De briser des mythes, pas les cheveux de PPDA...)
Je cite: "certes il contient une batterie de substances potentiellement addictives (sérotonine, tyramine, tryptophane...) mais pas en quantité suffisante pour nous rendre accros!"
Et de conclure: "selon des chercheurs anglais, notre amour du chocolat serait lié à notre rapport ambigü à cet aliment à la fois désiré et interdit"....
Et alors?
Alors maintenant, quand on ira piquer un (ou deux) carré de chocolat pendant la pub du film de TF1, on saura que c'est parce qu'on est des gourmandes. Des pécheresses. Des filles tentées par l'interdit, autant dire des filles perdues (leur taille 36 aussi).
On m'avait déjà fait le coup avec les Cloches de Pâques à 6 ans, avec le Père Noël à 8 ans, avec le Prince Charmant à 20 ans... Là c'est le coup de grâce.
Je ne pourrais plus prétexter que c'est mon corps qui réclame. Et tous le monde le saura, que je suis une incorrigible gourmande... très très faible... Mais c'est si bon...
Alors révoltons nous! Oui, nous aimons ça! Oui, nous en voulons encore un carré (aux noisettes entières, d'ailleurs!) Oui, nous sommes gourmandes, mais on assumera jusqu'au bout puisqu'il faut le faire!
On n'est pas addict, peut-être, mais on est libre de se chocolater! (Il reste encore l'excuse du magnésium...)
Non mais dis-donc!
Ca mériterait une bonne tarte ça!
Tarte Addictive au chocolat et aux Noisettes
Pour la pâte à tarte:
360g de farine, 1/2 sachet de levure chimique, 150g de beurre fondu, 1 oeuf entier, 1 pincée de sel, 80g de sucre semoule. Bien mélanger le tout à la main, en "sablant" (frottant les paumes l'une contre l'autre pour donner à la pâte une texture sablée).
Faire préchauffer le four à 180°C.
Etaler la pâte à la main (c'est bien plus facile que le rouleau) dans un moule, en tassant de la paume de la main pour lui faire prendre la forme harmonieuse des courbes du moule. Bien s'appliquer pour que l'épaisseur de pâte soit uniforme de partout, surtout!
Faire plein de trous partout avec une fourchette (piquer la pâte quoi!)
Mettre au four 10 mn, en ayant pris soin de recouvrir la surface de la pâte de papier sulfurisé sur lequel on aura disposé des haricots secs (pour éviter qu'elle ne gonfle. On peut aussi la mettre telle quelle et surveiller régulièrement dans le four: si ça gonfle, hop, on dégonfle à l'aide d'une fourchette en appuyant sur la bulle récalcitrante...)
Pour la garniture:
Faire fondre au bain-marie ou micro-ondes, avec une briquette de crème liquide 15%MG (environ 25 cl) :
* soit 300g de chocolat noir,
* soit un mélange de 200g de chocolat au lait+100g de chocolat blanc si on veut un goût moins fort et davantage "chocolat suisse au lait" (le coup du chocolat blanc avec le chocolat au lait est vraiement super, ça affine le goût et on a l'impression qu'il est beaucoup plus fin, dur à croire mais véridique!)
Ajouter 4 jaunes d'oeufs et 1 oeuf entier, et battre vivement au fouet (le batteur électrique est formidable pour ça!). Quand aux blancs restants, ça vous donnera une excuse pour faire des meringues, ou des guimauves...
Ajouter 4 petites cuillères à soupe de sucre si on a choisi l'option chocolat noir. Sinon pas besoin, le chocolat blanc sucre déjà bien par lui-même.
Répartir dans le fond de tarte précuit une petite (toute petite) poignée de sucre semoule, pour éviter de détremper la pâte avec la garniture, puis la verser délicatement sur la pâte. Répartir 4 bonne poignées (grosses cette fois) de noisettes concassées.
Remettre au four, 180°C, pour 20-25 min...
Et dégustez...













































































