06 juin 2008
Le concours mentholé et la rencontre gourmande...
Je reviens vers vous afin de communiquer, à ceux qui pourront avoir le temps et l'envie d'y participer, le petit "programme" de la journée de rencontre "inter-bloggueurs" du 12 juillet... en espérant que vous viendrez nombreux visiter la belle ville de Grenoble, et échanger des propos gourmands tous ensemble!
Je vous propose de nous retrouver tous en milieu de matinée, vers les 10H, à la terrase d'un des cafés de la fameuse "place Grenette"... Pour faire connaissance de façon agréable autour d'un verre ou d'une tasse de café...
Nous pourrons ensuite filer en direction du jardin de ville, pour (au choix, selon ce que préfèrera la majorité d'entre nous) un déjeuner dans l'une des petites brasseries du centre, ou un pique-nique estival sur les sommets de la Bastille (à laquelle nous pourrons accéder via le fameux téléphérique urbain "en bulle" qui fait la fierté des Grenoblois)...
Rien ne nous empêchera l'après-midi d'aller prendre un thé au fameux "jardin du thé", ou encore de flaner dans les ruelles du centre...
... Ou de nous laisser tenter par un goûter (et les fameux chocolats Bonnat) dans l'un des salons gourmands de la ville, pourquoi pas?
Bref, nous aviserons selon le temps qu'il fera, et que l'on aura (et le nombre de participants aussi)...
Quoi qu'il en soit, et même si vous ne pouvez malheureusement pas participer à cette journée et venir jusqu'en Dauphiné ce jour là, vous pouvez tout de même vous laisser tenter par le concours "Parfum de Menthe", organisé avec l'épicerie fine Sapidus de Grenoble.
C'est d'ailleurs au terme de cette journée que les résultats de ce concours seront annoncés, après délibération avec le jury composé de:
-Laurette ("A la table de L.")
-Dorian ("Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça?")
et moi-même...
(Mercotte nous donnera un coup de main si on n'arrive pas à se départager!) ;-)
Les lots (coffrets gourmands Sapidus et kit de création Kalys, dont les recettes à la fin de ce message sont tirées !) seront envoyés aux gagnants par la Poste...
Ainsi, j'espère que vous y participerez pour le fun, et je vous souhaite d'ores et déjà bonne chance!
La publication des recettes "au parfum de menthe" est arrêtée à la date du 30 juin (publication sur votre blog + avertir de votre participation par un commentaire ce jour là sur "Santal et Chocolat")...
A très bientôt j'espère, et bonne continuation à tous!
Potion de menthe aux billes de thé vert
Une recette inspirée...
Un concentré de bienfaits : rafraîchissant, tonifiant et tendance !
Ingrédients (dont certains issus du kit de création Kalys "cuisine moléculaire" à gagner...)
4 verre sirop de menthe verte
2 g alginate
150 ml thé vert infusé
8 g lactate de calcium dissous dans 200 ml d’eau
Disperser l’alginate dans le thé et mixer pour homogénéiser.
Faire chauffer quelques minutes à feux doux afin d’éliminer les petites bulles formées lors du mixage et qui blanchisse le sirop. Laisser refroidir.
Une fois le thé froid ou tiède, en prélever à l’aide d’une micro pipette et le laisser goutter dans le bain de lactate de calcium.
Enfin, rincer abondamment les perles à l’eau puis, à l’aide de la cuillère percée, en verser dans les verres de menthe à l’eau. Très tendance !
Champagne aux perles de violettes
Ingrédients
1 bouteille champagne
150 ml sirop de violette
Un classique revisité, digne des plus grands palaces !
Dissoudre le chlorure de calcium dans 200ml d'eau
Disperser l’alginate dans le sirop de violette et mixer pour homogénéiser.
Faire chauffer quelques minutes à feux doux afin d’éliminer les petites bulles formées lors du mixage et qui blanchisse le sirop. Laisser refroidir.
Une fois le sirop froid ou tiède, en prélever à l’aide d’une micro pipette et le laisser goutter dans le bain de chlorure de calcium. Magique, les perles se forment…
Enfin, rincer abondamment les perles à l’eau puis à l’aide de la cuillère percée, en verser dans les flûtes déjà remplies de champagne. Succès garanti !
Astuces
Coupez la pipette pour former de plus grosses perles.
Variez les plaisir avec des perles à la rose, au coquelicot, au cassis… tout ce qui vous tente !
...
03 juin 2008
Celle qui tomba amoureuse d'un Indien (Zazen saison 1 !)
Je travaillais depuis quelques semaines à Zazen, place docteur Martin à Grenoble. Je découvrais tout juste le métier de gérante de salon de thé et me régalais de voir que les clients commençaient à adhérer au concept que j’avais tenté de mettre en place… Un lieu de détente où chacun pouvais venir en toute tranquillité se ressourcer, bercé par une musique d’ambiance aux intonations lounges, une décoration assez nature où je voulais privilégier les matériaux zens et naturels, un accueil chaleureux et discret qui pouvait convenir à la fois à quelqu’un ayant envie d’être tranquillement installé pour lire un bouquin, ou accoudé au comptoir pour entamer une discussion amicale.
Bref, c’était les premiers moments, les plus intenses, les jours où j’ouvrais encore le rideau de fer le matin, la boule au ventre, en me demandant si j’allais pouvoir remplir ma caisse du jour ou si tout allait s’écrouler du jour au lendemain.
Un bel après-midi de juillet, alors que le soleil brillait et illuminait les verreries de mes étagères à thés, une dame un peu âgée, habillée de façon improbable est entrée dans le commerce. Son grand chapeau à rubans rose jurait un peu avec sa robe large bariolée de bleu et de jaune, mais l’impression générale, et surtout son sourire avenant et aimable, laissaient tout de suite deviner son tempérament gai et enjoué.
Elle me lança un « bonjour » chantant, auquel je répondis d’un « bienvenue madame » souriant.
Puis elle s’installa à la table près de la vitrine. Celle qui permettait de voir, de l’intérieur, les vacanciers bronzés en promenade sur la place, tout en profitant de la musique aux tonalités brésiliennes, en accord avec l’esprit détendu de cet été ensoleillé.
Elle examina la carte en chantonnant, appréciant les noms de bonbons de mes cocktails aux sorbets, ou l’originalité des cafés spéciaux chauds ou glacés. Mais son choix se portait davantage, ce jour là, vers les compositions personnalisées de tisanes, servies avec quelques douceurs, qui, dit-elle, « lui seraient bien utiles peut-être pour soulager les quelques douleurs qui s’installaient pernicieusement depuis quelques années dans ses reins plus très jeunes »…
Et elle explosa de rire en s’excusant de se plaindre alors qu’il y avait tant de choses plus graves dans la vie…
Et nous avons commencé à discuter. De tout, de rien, de la pluie et surtout du beau temps, des vacances, du travail, de la vie en générale, de ses chapeaux qu’elle disait lui porter bonheur et empêcher que le ciel ne lui tombe sur la tête, et des douleurs dorsales qui ne sont plus réservées aujourd’hui aux gens d’un certain âge…
J’étais ravie de cette compagnie agréable, les après-midi d’été étant effectivement très calmes, les vacanciers préférant – et c’est bien compréhensible – la douceur des clapotis de l’eau de la piscine à la chaleur étouffante des terrasses des cafés du centre ville.
Mais alors que nous débattions sur les propriétés délassantes des infusions de fleurs de lavandes et d’oranger, elle est arrivée.
Elle est arrivée, cette toute jeune fille, en jean et tee-shirt blanc, toute rouge et essoufflée, ses cheveux blonds en bataille et collés par la transpiration sur son front.
- C’est bien ici, le 1 place docteur Martin ?
- Ah non, désolée, mais vous n’êtes pas bien loin. Ici, vous êtes au 3.
Son visage se décomposa davantage.
- Oh là là, ça fait 15 minutes que je tourne, je cherche le « Larsen » au 1 place docteur Martin.
- Ici, c’est plutôt le « Zazen » au 3 de la même place…
Mais intriguée par tant de similitudes phonétiques, je lui demandais qui elle cherchait exactement.
- Je cherche Sophie, j’ai un paquet pour elle.
- Mais… C’est moi Sophie…
La carte qu’elle me tendit alors acheva la démonstration : c’était bien « Zazen » qui était indiqué, mais l’écriture à la main pouvait certes, avec ses arrondis élégants, prêter à confusion.
Et c’est avec une certaine confusion également que je reçu le paquet qu’elle me tendit rapidement, triomphalement, sans me laisser le temps de comprendre ce qui se passait, trop contente d'avoir enfin trouvé son destinataire et heureuse de pouvoir repartir sans perdre une minute de plus.
Alors que ma bonne dame colorée et gaie partie d’un rire tonitruant à la vue de ma tête déconfite et qui avait subitement viré au rouge vif.
C’était un magnifique bouquet de fleurs, un bouquet de roses superbes, le plus beau bouquet du monde.
Accompagnée de la plus belle carte du monde.
Ecrite de la main de ce gentil client tellement sympathique, tellement agréable, tellement mignon, qui venait tous les jours boire un Indien après que sa journée de travail fût terminée.
Timidement mais courageusement envoyé par Franck, ne sachant pas trop comment me dire qu’il aurait aimé que l’on fasse davantage connaissance, si le cœur m’en disait.
- Vous avez vu ? Ils portent vraiment bonheur mes chapeaux, vous avez un joli bouquet pour décorer votre commerce à présent…
Mais je n’avais pas que cela.
J’avais bien plus.
C’était plus qu’un bouquet.
C’était le début du bonheur de ma vie avec lui.
...
L'"Indien"
La recette de l’Indien se prépare directement dans un verre de type « tumbler ».
Remplir un verre de glaçons, puis ajouter une bonne cuillère à soupe de sirop de grenadine. Compléter à l'Orangina, et servir avec un mélangeur et une paille !
Appelé un "Liégeois" en belgique, c'est un véritable délice, frais et sans alcool.
Infos « 1001 cocktails » :
Réussir un cocktail c'est aussi savoir choisir le verre approprié !!
Un service classique comprenant verres à eau, verres à vin, flutes permet déjà de préparer un certain nombres de cocktails... Il va de soi que, plus encore que le bon choix du verre, l'usage de verres identiques pour le même cocktail est primordial... La règle restant toujours de servir les cocktails puissants dans des verres de petite contenance, et les cocktails plus raffinés et faibles en alcool dans des verres plus fins et plus élégants...
TUMBLER, appelé aussi HIGHBALL ou COLLINS
Contenance : 25cl
Ce verre est idéal pour servir les long drinks. Les cocktails préparés pour être servis dans des Tumblers n’excèdent pas 15cl puisque la glace occupe un espace important dans le verre. Sa forme allongée permet d’empiler les cubes de glace et donc de rafraîchir le cocktail dans son intégralité.
...
Et n'oubliez pas le concours "Parfum de Menthe", avec l'épicerie fine Sapidus à Grenoble! Des coffrets gourmands et des kits de cuisine moléculaire Kalys à gagner!
Vous avez jusqu'au 30 juin!
27 mai 2008
"Celle qui n'était pas du matin" et le café rhum cannelle... Zazen saison 1!
Finalement, le plus dur pour moi lorsque je tenais Zazen, c’était de me lever le matin…
Je ne suis pas du matin. C’est ferme et définitif.
Pas du tout du tout du tout.
Mon premier travail en industrie était un travail de nuit, je travaillais le week-end de 17H à 5H le matin. Autrement dit, juste 3 jours de travail mais au cours desquels je faisais mes 36H hebdomadaires… Rythme assez éprouvant puisque 12H de travail par nuit, avec seulement 12H pour récupérer entre chaque poste… Mais qui m’a habituée, après 5 années de ce traitement là, à assez bien résister à la fatigue, aux journées longues et aux nuits blanches…
Parce que, dormir la journée, le samedi ou le dimanche, vous avez déjà essayé, vous ? Ben c’est pas évident. Tout le monde est en week-end (normal), alors c’est soit la perceuse du voisin qui vous réveille à 9H alors que vous êtes couchés depuis seulement 3H, soit les p’tits voisins du premier qui mettent la musique à fond (« T’as vu l’heure ?!? » « Ben quoi ? Il est quand même 11H… »)
Bref, depuis lors, je suis résistante au stress, à la fatigue, au manque de sommeil. (La seule chose de bien que m’aura apporté ce boulot en fait, du moins, si ce genre de rythme peut être considéré comme « bien »…)
Ensuite, je suis passée à des horaires « normaux », je suis repartie bosser « normalement » la semaine, en retrouvant les joies des repas de famille du dimanche (ça c’est bien)… Mais aussi les interminables files d’attente le samedi au supermarché… Ou les joies d’aller skier en week-end sur des pistes noires de monde ! (tournure sarcastique bien sûr !)
Cependant, puisque je suis ingénieur-chercheur, j’ai des horaires assez flexibles : le « forfait journée » me permet d’arriver quasiment à l’heure de mon choix le matin (dans la limite du raisonnable bien sûr…). Donc je suis rarement au boulot avant 8H30 voire 9H parfois. Et encore, j’arrive tôt comparé à certains ! Mais je repars plus tôt aussi… Ca peut tout aussi bien être à 19H30 qu’à 17H, c’est en fonction de ma charge de travail. Bref, c’est coolissime… (Pourvu que ça dure) !
Donc, puisque c’est assez tranquillou côté horaires, je me lève tôt (6H30)… Mais prends 45 minutes rien que pour mon petit déjeuner !
Il me faut du temps pour émerger… Je ne suis vraiment, vraiment pas du matin… Ou de ceux qui filent sous la douche à peine le doigt de pied sorti du lit !
Non, moi il me faut prendre conscience de mon lever, me faire à l’idée que je dois me préparer pour aller bosser, bouquiner un peu en buvant mon thé, aller faire un tour sur internet pour vérifier mes mails, etc.
Autrement dit, Zazen qui ouvrait à 7H du mat’, c’était pour moi un vrai supplice !
Imaginez…
Lever 4H50 (oulà !). Petit déj : 20minutes (2ème oulà !). Douche : 10 minutes. Brossage de dents : 10 minutes (j’ai toujours longuement brossé mes dents, phobie de la carie…) Maquillage (quand même, faut pas exagérer non plus !) : 30 minutes (y’a du boulot à cette heure là…) Habillage : 20 minutes (il faut trouver quoi porter, le casse-tête !)
6H20 : je file… En baillant…
6H35 : Je baille, j’achète le journal du jour pour les clients…
6H50 : je mets les croissants au four… J’ouvre les volets, je baille, je lève le rideau… Tadaaaaa !
6H55 : brrrr… Il fait froid à cette heure là… Je baille en claquant des dents… Et je sors les tables et chaises d’extérieur, sur la terrasse du café…
7H : 1ers clients… Plus le temps de bailler, avec le sourire !
Et oui, 7H du mat’, nécessaire pour accueillir les vrais lève-tôt, qui veulent prendre un petit café et lire leur journal avant que n’arrive leur car qui les amènera au boulot… Ou les vrais couche-tard, qui viennent prendre un dernier petit verre avant d’aller au lit ! (Veinards !)
C’est aussi les premières heures de confidences de la journée, lorsque des clients de comptoir passent juste 10 minutes, mais mettent à profit ce temps de pause pour me raconter leur histoire, leur vie, leurs malheurs… Alors que l’on ne se connaît absolument pas… Juste pour parler avec quelqu’un de leurs inquiétudes, de leurs soucis… Pour partager un peu, parler tout simplement de ce qui les tracasse, avec une personne neutre qui saura les écouter sans vraiment les juger ou essayer de les orienter vers un choix davantage guidé par leur intérêt personnel…
Bref, une oreille amicale qui les soulage et leur permets de laisser s’exprimer leurs préoccupations en toute liberté.
C’est aussi ça, la vie d’un café… Savoir écouter sans juger… Recevoir et donner un peu de son temps… Et bien souvent, le prix du café, c’est ce que certains payent juste pour voir un sourire dans leur dure journée de labeur…
Et ils sont un peu réconfortés par la chaleur du café noir, qui réchauffe aussi leur cœur et leur permet de voir que le monde n’est pas aussi froid qu’il peut sembler…
Finalement, ça vaut le coup de se lever pour ça. Non ?
Café Fort-Royal
Du sirop de cannelle, ou de la cannelle en poudre
Du rhum ambré
Un expresso de qualité (What else ?)
De la chantilly ou de la crème fouettée maison
Pour la crème fouettée : il faut de la crème fleurette entière très froide, avec les petits grains d’une gousse de vanille fendue en deux, et battue en chantilly dans un saladier très froid lui aussi. Le mettre au frigo 15 minutes avant la préparation… Puis transférer dans une poche à douille.
Un siphon fait aussi très bien l’affaire (dans ce cas faire infuser la vanille dans la crème et filtrer avant de mettre la préparation dans le siphon…)
Préparation : 5 minutes
Dans une tasse à thé, ajouter à l’expresso bien chaud une dose de sirop de cannelle (soit une grande cuillère à soupe), ou 1 cuillère à café de cannelle en poudre avec un peu de sucre (1 cuil à café aussi, cela fait très bien l’affaire…)
Ajouter une cuillère à soupe de rhum ambré.
Remplir l’espace restant dans la tasse avec la crème fouettée, en montant une jolie corolle à la poche à douille (ou avec la bombe de chantilly).
Saupoudrer de cannelle en poudre, ajouter une paille coupée aux deux tiers pour la déco, et servir accompagné d’un petit spéculoos !
N'oubliez pas le concours "Parfum de Menthe", et ses coffrets gourmands à gagner!
08 avril 2008
Zazen Story...
Pour ceux qui ne le savent pas encore, c’est-à-dire ceux qui découvrent ce blog par hasard et non pas par l’intermédiaire de mon précédent, « les saveurs de Sophie », j’ai, il y a presque trois ans de cela maintenant, ouvert un bar/salon de thé/restaurant sur Grenoble.
Et oui, j’ai osé me lancer dans la grande aventure, lassée de la physique et de la microélectronique, mon domaine d’activité, et désireuse de sortir du monde de la recherche et du développement qui commençait à me rendre un peu sectaire, il faut l’avouer...
J’ai donc bossé comme une malade pendant 6 mois, en non stop, 6 mois rien que pour créer le concept « Zazen »… Un logo:
une ambiance, une décoration, une carte enfin, qui s’est étoffée au fil des semaines, des mois… Et qui est devenue assez originale pour attirer une clientèle de clients habitués extraordinaires, qui m’ont fait vivre dix-huit mois d’aventure exceptionnelle !
L’endroit, exclusivement non fumeurs, attirait une clientèle relativement jeune, 30-40 ans surtout, essentiellement féminine, avec pas mal de copines qui venaient se faire une p’tite fondue au chocolat après le shopping du samedi, ou des mamans qui, chargées de leurs poussettes dans le large coin « lounge » du bar, dégustaient un vrai chocolat chaud fait maison (on en proposait plus de 32 parfums différents tout de même)!
Bref, Zazen, c’était ça :
Et ça :
Et la carte, un peu de ça :
Ou de ça :
Et ma récompense à moi, c’était… ça !!
Les gens étaient heureux, l’ambiance chaleureuse et très zen, les boissons chaudes toutes accompagnées de petits biscuits pour un goûter réconfortant, et les boissons glacées, mes fameux cocktails aux sorbets aux noms de sucreries, de quelques bonbons en brochette selon l’humeur du jour…
Zazen c’était aussi des cafés spéciaux, version frappés glacés ou version arrangés très chaud :
Ou encore, des thés parfumés issus de grandes maisons, ou des tisanes naturelles que l’on vous composait selon vos goûts, ou selon les propriétés des plantes que vous choisissiez :
Passionnés et toujours prêts à vous conseiller le plus judicieusement possible, nous pouvions alors vous concocter des petits trésors d’arômes épicés ou fleuris, pour soulager vos maux de tête ou tout simplement vous réconforter après une dure journée au bureau…
Mais Zazen, c’était aussi des plats du jour entièrement fait maison (jusqu’à trois plats différents chaque jour les derniers mois) mais aussi des petites cartes de saison si aucun d’eux ne vous tentait :
Pour les nombreuses dames qui venaient déjeuner régulièrement parce que travaillant à proximité du commerce, c’était souvent, plusieurs fois par semaine, vers les salades que leur choix se portait :
Quand à moi, je m’éclatais bien, malgré les heures interminables (plus de 12 heures par jour), ma vie entre parenthèse, consacrée presque uniquement aux comptes ou aux courses (6 jours sur 7 pour le commerce, le dernier jour qui restait pour les comptes et la paperasse), mes amis que je ne voyais plus puisque je n’avais plus le temps, mon blog que je ne pouvais plus tenir… Cela reste d’ailleurs mon plus grand regret, j’aurai tellement aimé pouvoir partager les galères et les bonheurs du moment !
Car c’est tellement unique comme expérience…
Beaucoup de bonheur, énormément de travail, peut-être un peu trop pour mes p’tites épaules…
Au bout d’un an, certes le commerce était rentable, la clientèle fidélisée, les produits originaux, le concept bien établi… Mais moi, moi je n’avais plus le temps de manger, je n’avais pas le temps de dormir, je n’avais que 9 de tension…
Et la prise de conscience que Zazen, c’était trop grand pour moi. C’était appelé à devenir quelque chose que je ne pouvais plus assumer toute seule. Je m’en rendais malade (et ceux qui partageaient ça avec moi aussi par la même occasion).
Alors ?
Alors, grâce à Zazen, j’ai aujourd’hui réalisé que ma vie sera plus facile ailleurs, avec un pincement de cœur pour tous ceux qui m’ont accompagnés et qu’aujourd’hui je vois beaucoup moins, tous ces gens qui m’ont témoigné tellement d’amitié alors que je ne les connaissais pas, toutes ces personnes, si différentes, qui m’ont ouvert les yeux sur la vraie vie, celle de dehors, celle qui n’est pas sur une plaquette de silicium qui brille.
Je n’ai pas de mots pour vous dire à quel point ça a été bien, à quel point ça a été dur aussi… Mais heureusement, j’ai eu mes proches avec moi, ma maman toujours là pour me sauver, ma Wonder Woman à moi et la « Pause Café » du quartier… Mon papa roi des milk-shakes… Isa la reine des bières à la pression (ironie… Hin hin hin…)
Et surtout mon amour, mon Franck, qui a tout supporté et qui m’a toujours soutenue. Et je peux vous le dire : me supporter, c’est vraiment pas de la tarte !
Conclusion : un retour aux sources, je suis redevenue un ingénieur bien sage, bien comme il faut, avec un salaire bien fixe tous les mois et une vie bien ordonnée. J’ai deux jours de liberté par semaine, une mutuelle qui rembourse bien (ça change !) et même des congés payés ! Je ne passe plus mes dimanches à faire de la paperasse bien rébarbative, je mange à 20H le soir, si je me débrouille bien il est même envisageable de regarder un bon film avant d’aller me coucher ! Je ne passe plus 2H à faire le ménage après le travail (les plaisirs du commerce) et 4H par jour à faire la vaisselle. J’ai le temps (et l’énergie) de voir mes amis (ceux qui ont tenu le coup) le samedi soir, et j’envisage même de prendre des vacances cet été.
Et enfin, je peux avoir droit à un crédit pour acheter un appartement. Totalement inenvisageable quand on est TNS (travailleur non salarié) chef d’entreprise (donc potentiellement à risque). Cerise sur la gâteau : un petit apport financier grâce à la vente du fond de commerce !
Vous l’aurez donc compris : je laisse beaucoup de bons souvenirs et un morceau de moi-même, mais c’est pour entamer une vie bien plus posée et calme. Ce n’est pas forcément un mal… Pas de regrets donc, mais la nostalgie est parfois là quand même.
Merci à tous ceux qui auront rendu le rêve possible et en auront fait un souvenir bien agréable.
Merci à mes bloggueurs préférés d'être venus me voir, je pense notamment à ce déjeuner, ce fameux jour d'un bel après-midi de juillet 2006, où:
- Mercotte
- Laurette
- Cléa
- Maya de Maya Cook et sa maman
m'ont fait le plaisir de leur visite pour le déjeuner!
En tous cas, ça va me faire plein de recettes et d’anecdotes à vous raconter tout ça ! (Le coup de la douche à la bière après le changement d’un fût au prochain épisode alors ?) ;-)
31 mars 2008
Le thé glacé Hyper Glamour comme-à-Zazen (Hommes vs Femmes: Le Duel - épisode 2)
Pour se consoler de ce navrant constat (voir plus bas), une seule chose à faire: prendre un air hyper glamour de créature fatale complètement moderne, et siroter d'un air supérieur voir un peu dédaigneux un fabuleux thé glacé (pas "ice tea", glamour on vous a dit!) fait maison by ourself.
Vous êtes une vraie femme d'aujourd'hui, pas du tout embourbée dans le rôle si peu gratifiant de ménagère de moins de 50 ans. Vous êtes bordélique, peut-être, mais tellement classe!
Femmes 1 / Hommes 1
Et TOC!
Le thé glacé à la Myrtille "Hyper Glamour" comme à Zazen
Faire bouillir de l'eau (jusqu'ici ça va...)
Remplir la moitié d'un mug fashion de cette eau bouillante (d'impatience d'être bue par vous, qui êtes si glamour)
Ajouter deux cuillères à soupe de sirop de myrtille (ou tout autre parfum glamour, si c'est un sirop fait maison c'est encore mieux!)
Compléter avec 6 glaçons (pas forcément glamours mais glacés, c'est sûr!)
Remuer d'un air absent (puisque vous êtes super mystique en plus d'être glamour), et dégustez!
NB: version pêche, c'est un peu moins glamour (trop commun bien sûr...) mais on jurerait du Ice Tea (en mieux!)


























































































