25 mai 2009
Seiches à la plancha "en attendant les vacances", et sufrito espagnol à l'ail et au persil!
Dimanche, il y a deux semaines de cela, mon amie Stéphanie et sa petite famille sont venus nous rendre visite pour un déjeuner pré-estival...
Bon, il y a eu pas mal de vent, c'est vrai, et nous avons dû, au lieu de profiter de notre chouette terrasse campagnarde, nous rabattre sur le salon, toutes baies vitrées ouvertes. Là au moins, on n'avait pas les cheveux au vent, même si nous restons des pré-vieux dans le coup. Na.
Bref.
Ca faisait un petit moment que ma Stef et moi ne nous étions pas vues, et depuis nos retrouvailles, c'était la première fois qu'elle allait venir voir notre nouvel appartement tout beau tout neuf. Alors j'avais envie de faire autre chose que mon éternel poulet-coco, c'est vrai quoi! Trop de poulet-coco tue le poulet-coco comme on dit.
Hum.
Mais pour autant je ne voulais pas tomber dans la facilité. Point de barbecue, que nenni, nous aimons les choses un peu plus travaillées ici (surtout quand on veut essayer d'en mettre plein la vue...)
Il fallait un truc "frais" qui appelle le soleil, avec un soupçon d'odeur de vacances et une lichette d'air du sud. Et pourquoi on ne sortirait pas la plancha, pour une fois?
Et allez hop! Adjugé! On sort la bête. Non, pas Franck, t'es bête! La plancha!
La mienne, c'est une plaque électrique de forme circulaire antiadhésive, achetée il y a quelques années pour une bouchée de pain (à l'ail - oui, je sais, je -->) sur internet, et on se prépare un bon sufrito, cette espèce de persillade qu'affectionnent tant les espagnols...
A nous les seiches à la plancha "en attendant les vacances"!
POur 4 personnes:
1 kg de belles seiches
6 à 8 gousses d'ail
1 bouquet de persil
de l'huile d'olive
Sel, poivre
Quartiers de citron
Achetez chez votre poissonnier un bon kilo de seiches, rincez-les à l'eau froide et coupez-les en deux dans le sens de la longueur, puis encore en deux dans la largeur, ce qui facilitera leur cuisson.
Pelez et hachez les gousses d'ail. Lavez et hachez le persil finement dans un petit mixeur.
Dans une petite poêle (encore mieux dans un wok), préparez un sufrito : mettez cinq bonnes cuillères à soupe d'huile d'olive à chauffer. Lorsqu'elle est bien chaude, ajoutez l'ail et laissez-le cuire pendant 2 minutes en remuant. Ajoutez le persil et laisser cuire encore deux minutes. Mettez de côté.
Sur une plancha, de préférence, (ou à défaut dans une poêle), versez deux-trois cuillères à soupe d'huile d'olive. Une fois l'huile bien chaude, faites cuire les seiches, en les saisissant tquatre à cinq minutes de chaque côté. Salez-les à la fin de la cuisson. Poivrez.
Arrosant les seiches du sufrito à l'ail et au persil, et laissez encore une minute au chaud.
Servez avec des quartiers de citron, des petits ballotins de haricots verts entourés par une fine tranche de lard fumé, et du riz ou des pommes frites!
Et rendez-vous sur Toutim & Co. pour voir ma Stef et les z'amouuuurs de sa vie! ;-)
Quand à l'entrée, le tartare de tomates au parfum de basilic, haché de kiwis et fraises, la recette, c'est la semaine prochaine!
Edit: Stef est aussi la co-auteure de notre blog déliro-créatif, "simplement parfaites"! (ca nous va bien, hein?)... Et accessoirement la blonde de service la vieille la sympathique Ladygloss. Mais bon. (On dira rien, hein, elle lit aussi "Santal et Chocolat" de temps en temps...)
Si ça vous dit de venir nous voir de temps en temps... Un article prochainement sur les meubles en carton et une réalisation exclusive de votre serviteuse Missrimelesque! ;-)
25 novembre 2008
Ma spécialité: le "Poulet Coco" façon créole, encore un peu de soleil!
Bon, je t'entends râler, là...
"Oui, elle nous dit que sa spécialité, c'est le poulet coco, mais nous, ben le poulet coco, on n'en a pas encore vu la nuance de la couleur de la recette" et tout...
De toutes façons, ça ne m'étonne pas, tu es un sale gosse. Jamais content.
C'est comme tu vas sûrement te plaindre qu'en ce moment, il fait froid. Et que tu es gelé le matin, en grattant les vitres pleines de givre de ta Twingo violette. Et que les températures comme celles qu'on a en ce moment, ça devrait être interdit, que ça ne te donne pas envie de te lever le matin, qu'il fait encore nuit en plus, et que c'est pas possible ce temps encore heureux il ne neige pas, et pourtant s'il neigeait ben il ferait moins froid.
Chiant, je te dis, que tu es. Pire que moi, c'est dire.
Et qui c'est qui se plaignait cet été: mais qu'est-ce que c'est que ce pays où il fait 40°C à l'ombre, et on étouffe dans cette bagnole, la clim marche jamais, saleté de gadget à la co. noix, et c'est pas possible j'arrive pas à dormir tellement j'ai chaud etc.
Oui, tu le sais que j'ai raison.
J'ai toujours raison d'ailleurs.
Normal, je suis une fille.
C'est donc un pléonasme, n'est-ce pas, car comme chacun sait: la femme détient la vérité absolue.
En l'occurence, la RECETTE DU POULET COCO.
Mais la question est: vais-je te la donner, cette recette sublime?
Car après tout, c'est le mystère qui fait le charme d'une femme.
Oui, rien à voir, je sais, mais que deviendra l'ambiance très particulière et délicieusement créole de mes petits dîners entre amis si, lorsque j'irai chez les-dit amis suscités, on se mange le même poulet coco, hein?
Ben oui, ben oui! Ils ne me diront plus: "mais qu'est-ce que c'est chouette, y'a que chez toi que je mange un truc pareil!".
Et donc, ils ne verront plus d'intérêt à me faire tout plein de compliments.
Et je vais me sentir toute déçue de ne pas avoir encore les "oh!!!" et les "ah!!!" quand le plat arrivera fumant sur la table décorée de géraniums rosats et de noix de coco séchée.
Et je vais me sentir moins forte. Et je vais perdre toute ma confiance en moi.
Et je vais faire mes valises et quitter le château de la Star Ac' tellement je serai dégoutée... Euh... Non, là, j'extrapole un peu, hein. A la limite, je pourrai quitter mon appart' en claquant la porte, mais après on sera bien avancés quand je reviendrai parce que je n'ai nulle autre part où dormir et qu'ils auront déjà sifflé tout le rosé, même pas y m'en auront gardé un peu pour me réchauffer (quel temps de me*de).
Bref.
Si tu veux que je te donne la recette, tape 1 Heu, re-scusez-moi, re-extrapolation Star Ac'esque. En même temps, je ne regarde pas la Star Ac', je ne sais pas ce qui me prend aujourd'hui...
Tu crois que c'est un message subliminal de mon subconscient?
Tu crois que je devrais m'inscrire pour devenir riche et célèbre et passer pour une cruche?
Tu crois que j'ai envie en vrai d'habiter un château?
Tu crois que Nikos a envie de Poulet coco?
Haannnn.... trop fort le subconscient....
Prochainement si vous le voulez bien, dans Santal et Chocolat, un live de moi-même dans une interprétation lyrique très personnelle du célèbre "Bal Masqué" de la non moins célèbre "Compagnie Créole". Sous vos applaudissements.
Poulet Coco façon "Mandibule" (06, Menton)
Pour 6 personnes
Dans une poele, faire dorer de toute part, avec une noisette de beurre et un peu d'huile d'olive, 6 belles cuisses de poulet. Saler et poivrer les cuisses, puis les réserver.
Faire revenir dans cette poêle avec un peu d'huile d'olive 4 oignons émincés. Lorsqu'ils deviennent translucides, saler, poivrer, puis mettre de côté.
Faire fondre une noix de beurre dans la poele et cuire à feu doux, avec une demi-botte de persil ciselé et 3 gousses d'ail écrasées, quatre bonnes poignées de champignons de Paris surgelés. Quand ils ont rendu leur eau et qu'elle s'est évaporée de la poele, retirer du feu. Saler et poivrer.
Mettre dans une cocotte minute les cuisses de poulet, les oignons et les champignons. Ajouter 1/2 litre de bouillon de volaille, 1 briquette de lait de coco, 3 poignées de noix de coco en poudre, 1 cuillère à soupe de cognac et 4 cuillères à soupe de rhum blanc. Ajouter 1 boite d'ananas en dés avec son jus. Saler encore, poivrer selon goût.
Mettre la cocotte en chauffe, attendre qu'elle siffle puis baisser le feu, et faire cuite 10 minutes à feu doux.
Retirer les cuisses de poulet de la cocotte, et faire épaissir la sauce en ajoutant, dans la sauce chauffée à petits bouillons, 3 cuillères à soupe de Maïzena diluées dans un peu d'eau.
Remettre les cuisses dans le plat, et réchauffer au moment du service.
Servir avec du riz basmati saupoudré d'un peu de poudre de coco, et entouré d'un filet de sauce ananas coco...
Bon, j'y vais ou pas, à la Star Ac'?
21 octobre 2008
La vraie tartiflette Savoyarde en vidéo (avec la jolie blonde qui l'a cuisinée - bande de veinards!)
Oui, bon, bonjour déjà.
Dis...
Tu connais la Roue de la Fortune?
Tu connais, oui, c'est sûr.
(thèse)
Et tu vas me dire: "Mais oui! C'est cette émission où qu'y a LA BLONDE! oui, tu sais, la blonde avec les gros roploplos..."
(antithèse)
Et moi de te répondre: "Garnement! C'est donc tout ce que tu retiens de ce programme hautement divertissant et familial, qui nous apporte qui plus est une culture de la langue française par la découverte ludique de mots, de proverbes et d'expressions?" Fermez les guillemets.
(synthèse)
Pour faire de l'audience messieurs-dames, il faut de la blonde, de la vraie (ou pas), de la souriante.
Montrer son nombril ne suffit plus, la couleur capillaire est capitale (aussi).
Conclusion:
Regarde donc cette apologie de la tartiflette, que Karen nous a préparé samedi soir dernier, et que je t'ai monté telle une Oliver Stone en puissance (et en fille)... Une tartiflette, une salade, une blonde... On approche du paradis, non?
Sous-conclusion:
Si tu es une fille et que (donc) tu restes indifférente aux charmes de la jolie blonde, souris! Je te l'offre, allez, c'est pour toi:
Un Clooney sur un plateau, c'est pas beau?
Sous-sous-conclusion:
pour tous, la recette de la vraie tartiflette by Kara. ELLE EST PAS BELLE LA VIE?
La vraie Tartiflette Savoyarde
Pour un grand plat à gratin:
Faire cuire à l'eau bouillante salée une dizaine de pommes de terre épluchées et rincées. Il faut qu'elles soient piquées par une fourchette sans résistance (environ 20 minutes de cuisson). Egouttées les et réservez-les.
Dans une poele, faire revenir avec une noix de beurre 2 gros oignons émincés. Lorsqu'ils sont devenus translucides, ajouter 1 barquette et demie de lardons natures. Les faire dorer quelques minutes. Ajouter alors 2 verres de vin blanc et oter du feu.
Dans un plat à gratin, ajouter les lardons aux pommes de terre préalablement coupées en morceaux grossiers d'environ 5cm, et verser deux briquettes de crème liquide. Rectifier l'assaisonnement (sel et poivre).
Couper en deux dans l'épaisseur un gros roblochon pas trop ferme, et le poser dans le plat sur les pommes de terre.
Faire gratiner à four chaud (environ 20 minutes à 180°C), jusqu'à ce que le fromage "fristouille" et soit bien fondu (voir la vidéo!)
Servir avec un bon vin blanc de Savoie (genre Abymes, c'est encore mieux si c'est celui que vous avez utilisé pour cuisiner la tartiflette!) et une salade verte toute simple. N'oubliez pas le pain, et enjoy!
Pour finir, en guise de dessert, un petit poème à thème, trouvé sur le site www.poeme-france.com
C'est pas so kitchissime tout ça? Hein?
Enjoy! (bis)
La tartiflette par Lamenoire
Autour des montagnes des deux Savoies
On trouve le plat qui est le roi
Plus important que le foie gras
Un très bon goût
On le trouve ici et la
Presque partout
Les pommes de terre se baignent au vin
Plus juteuse d'une tarte tatin
Assaisonnées avec du soin
Qui fait le coeur
Des gens des fermes de près et loin
C'est de rigueur
Sans poitrine, elle serait sans âme
Comme fermier sans une bonne femme
Comme un couteau sans une lame
C'est rien
C'est comme la poêle au bois sans flamme
Sans les tiens
Dessus comme une petite couronne
On se trouve le Reblochon
Tout doré tout fondant
Super fromage
Certainement sans comparaison
Je rends hommage
Mais n'oubliez pas les pièces d'oignons,
Du beurre, la crème et l'Apremont
Tous ensemble, tout puissant
Comme le Savoie
Un plat pour réunir ses gens
C'est ça, je crois
Pour ce qui nous donne ce goût des dieux
Nous lui remercions plus d'un peu
Pour les Savoies pour tous les deux
Et pour une fête
Levons nos verres en honneur de
La tartiflette
30 mai 2008
Le "beurk" dauphinois, crémeux, délicieux, anti-déprime, quoi!
En ce moment, le moral des troupes est en baisse.
Ben oui, quoi, vous écoutez la radio comme moi… Ou alors, vous faites partie des chanceux qui pouvez regarder la télé, puisque vous, vous n’avez pas déménagé le week-end dernier et que votre petit écran n’est pas enfoui derrière une montagne de cartons de 937kg chacun…
Bref, c’est la déprime totale en France.
L’immobilier est au plus haut (question prix de vente), et les investissements sont au plus bas (crédits refusés, taux abominablement élevés etc.)…
"Restez donc locataire, au moins vous serez mobile. C’est bien, ça, la mobilité. Vous pourrez trouver du travail plus facilement comme ça, aux Etats-Unis ou au Japon pourquoi pas ? Ou mieux, dans le Nord pas de Calais, c’est la mode. Avec un peu de chance, vous aurez même un plein temps à 45H par semaine ! Et vous gagnerez presque le SMIC ! Trop bien !"
L’essence n’a jamais été aussi chère (1,50 € le litre de diesel, on croît rêver !)…
"Bof, on n’a qu’à marcher. C’est bon pour la santé, de marcher, un peu de bonne volonté ! Comment ça, vous bossez à 30km de chez vous et vous commencez à 5H du mat’ ? C’est encore mieux, vous profiterez de la rosée matinale et vous n’aurez plus besoin d’aller au club de sport le soir pour faire de l’exercice ! Un peu de bonne volonté, que diable ! Vous avez du boulot, vous au moins… Arrêtez d’être aussi bourgeois…"
Le prix de la baguette de pain explose…
"Et bien, ça vous donnera une raison de vous mettre à la MAP. C’est sympa, la MAP, ça laisse libre court à sa créativité en plus. De quoi vous vous plaignez ? C’que vous êtes rabat-joie, vous alors !"
Et en plus, il pleut.
Alors qu’est-ce qu’on fait, nous les nanas, quand on a le moral dans les chaussettes ?
Ben on va chez le coiffeur pardi !
Ah… non, pas possible, y’a plus de sous dans la tirelire ce mois-ci.
Pouvoir d’achat en baisse oblige…
Ben oui, il faut bien faire un choix : la coupe de cheveux tendance et réconfortante (« madame Michu, je vous le demande, où va le monde et qu’allons-nous devenir? Un peu plus effilé sur la droite, les mèches, s’il vous plaît… ») ou la facture EDF du mois (pas vrai, ça ! Le prix du gaz explose encore ! Bon, tant pis, on n’ira plus au cinéma…)
Rhooo là là….
Bon, y’a plus qu’une solution.
Pour se remonter un peu.
Une bonne bouffe à l’ancienne. Avé le béret.
Et du bon pain frais, à la croûte dorée et croustillante et la mie tendre et moelleuse (la bonne baguette du boulanger quand même, na !), le vin (bien rouge, épanoui, profond, délicieux…), l’entrée fraîche et audacieuse, la salade verte et croquante, le plat mijoté longuement avec amour…
Et le fromage.
Le fromage, qui fond dans la bouche, bien crémeux, bien piquant, bien typé…
Avec une gorgée de vin, hop ! Huummm…..
Ah, vous voyez ? Après ça, l’essence qui augmente… Pfff…
On s’en fiche.
De toute façon, ça a un goût de reviens-y… Encore un peu de fromage, encore un peu de vin… Donc la voiture, hein, on oublie, on prendra le car…
Mais attention, malheureux !
Pas n’importe quel fromage surtout ! Pour se remonter le moral, il faut du fromage, du vrai, du qui-sent, du coulant…
Du beurk, quoi.
Comment ça, vous ne connaissez pas le beurk ?
Rhoooo…. Quel dommage (pour vous !) ;-)
Le beurk, c’est Bernard qui nous l’amène. Bernard, il est trop sympa. Parce que nous, on se régale….
C’est pas vraiment son nom, le « beurk », rassurez-vous. C’est le nom qui a été donné à ce divin produit, je ne vous dit pas pourquoi, vous avez deviné…
Ca sent fort… Ca se présente sous forme de petit seau… C’est « beeeuuurrrrkkk ! » quand on le voit…
Mais si on ose plonger sa cuillère dedans alors là…
C’est trop top !
C’est en fait un mélange de fromages de chez nous, dans le Dauphiné : du Saint Félicien et du Saint Marcellin.
Wikipédia :
Le Saint-Félicien est un fromage français du sud de la région lyonnaise. C'est un proche cousin du saint-marcellin. Il doit son nom à la place sur laquelle donnait la boutique du fromager qui en est à l'origine.
Il était à l'origine confectionné avec du lait de chèvre, mais désormais, il est plus souvent confectionné avec du lait de vache. Sa pâte est molle à croûte fleurie.
Le Saint-Marcellin est un fromage français du Dauphiné.
C'est un petit fromage à base de lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie, d'un poids moyen de 80 grammes. Sa production est réalisée avec le lait provenant de 300 communes de l'Isère, de la Drôme et de la Savoie.
Les premières mentions historiques du Saint-marcellin datent du XVe siècle époque à laquelle on le trouve sur la table du roi Louis XI de France (1461-1483). Originellement il était fait avec du lait de chèvre, mais à partir de 1730, la réglementation sur l'élevage caprin pour un reboisement rapide des campagnes a pour conséquence une diminution des troupeaux et le lait de vache commence à compenser les manques.
Les fromages invendus dans les grandes surfaces sont récupérés avant la date limite de péremption, et sont « recyclés » en beurk. C’est pour cela que le beurk est bien fait, bien coulant, les fromages utilisés étaient à point !
Et c’est pour cela aussi qu’il est vendu sous forme de petit seau de 2 kg… Il faut le vendre en gros pour vite épuiser les stocks… Et le manger vite aussi !
Mais pour cela, aucun problème, on se dévoue volontiers… Surtout ma soeur Sandrine... ;-)
(là elle me tue pour de bon, c'est sûr!)
Et c’est pas seulement à la petite cuillère ou voluptueusement tartiné sur une tranche de pain frais qu’il se déguste… Dans la cuisine, c’est topissime aussi !
Alors si ça vous dit…
C’est à « l’étoile du Vercors » que l’on doit cette merveille… A Saint-Just-De-Claix… Mais le mieux, c’est que vos veniez visiter notre belle région pour en profiter !
Pourquoi pas à l’occasion de votre visite à Grenoble, pour la rencontre inter-bloggueurs ? Vous vous souvenez, c’est prévu pour le 12 juillet…
Venez beurker vous aussi, vous ne le regretterez pas ! ;-)
Et si on vous dit que c’est anti-glamour, les fromages qui puent, dites simplement que vous êtes une vraie femme authentique, qui s’assume, une bonne vivante qui aime apprécier les bonnes choses, voilà tout.
Et croquez dans votre tartine de beurk d’un air assuré. Ils y viendront bien aussi !
Fricassée de volaille au Beurk !
D’après « Cuisine et Vins de France »… réadapté !
4 blancs de poulet, 300 g de champignons de Paris, 4 cuillères à soupe de « beurk », 30 g de beurre, 20 cl de crème épaisse, 2 oignons, 1 gousse d’ail, un peu de persil, sel, poivre
Coupez les blancs de poulet en lanières régulières, pas trop fines. Nettoyez les champignons, rincez-les et épongez-les. Eliminez le pied terreux. Détaillez les chapeaux en tranches.
Faites chauffer le beurre dans une sauteuse. Mettez les oignons émincés à dorer. Ajouter les champignons, la gousse d’ail écrasée et dégermée, le persil haché. Laisser mijoter 5 minutes.
Ajouter les lanières de poulet à dorer, à feu vif, en remuant régulièrement. Dès qu’ils sont colorés, ajoutez la crème et le « beurk ! ».
Salez, poivrez, mélangez et laissez mijoter à feu dous et à couvert pendant 10 min.
Au moment de servir, parsemez de persil fraîchement ciselé. Accompagnez éventuellement cette fricassée de riz blanc ou de pâtes fraîches !
Ouahh! Ca sent TROP BON!
Non, on ne se bouche pas le nez! On goutte!
...
Et n'oubliez pas le concours "Parfum de Menthe", vous avez jusqu'au 30 juin...
20 mai 2008
Les ravioles de Roman gratinées au Bleu du Vercors, et confessions intimes Zazenesques...
Souvent je vous ai parlé de mon escapade commerciale, avec « Zazen », bar, salon de thé et restaurant, qui a tourné (avec un certain succès, pas de fausse modestie !) au sein du centre-ville de Grenoble pendant 2 ans…
Zazen, comme je l’ai déjà dit, a été une expérience incroyable, qui m’a beaucoup apporté… Qui m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses, moi qui était enfermée depuis 8 ans dans un milieu industriel, entourée d’ingénieurs, de techniciens, de managers parfois un peu farfelus qui me donnaient une image tronquée de la « vraie » vie...
J’y ai rencontré des gens que je n’aurais jamais eu l’occasion de connaître ne d’autres circonstances, j’y ai connu des moments d’échanges incroyables, de gentillesse, d’encouragements, bref, un vrai bonheur pour moi qui avais soif d’échange et de communication… Mais qui n’avais pas le temps en dehors du boulot pour rencontrer des gens…
Cela m’a ouvert les yeux aussi, sur ma vie à moi, sur ce qui lui manquait essentiellement, sur ce que je croyais être normal et qui ne l’était pas du tout en fait. Bref, je suis descendu de mon nuage (de lait !) sur lequel je planais "au pays de Candy", pour me rendre compte de plein de choses, et notamment que les choses simples pouvaient procurer une joie immense, pour peu que l’on prenne la peine de s’y pencher deux secondes pour les apprécier. Et j’ai rencontré monsieur mon cœur qui a transformé ma vie. Mon dessin animé en noir et blanc avec scénaristes en grève s’est transformé en vrai film full HD 950 millions de couleurs palme d’or à Cannes, en mieux !
C’est sûr que pour apprécier tout cela, il fallait avoir du temps… Des vacances… L’esprit libre, sans factures à payer en tête ou autre déclaration à l’Urssaf à faire… Ou la peur d’avoir une crise d’appendicite ou autre cassage de jambe qui m’aurait envoyé tout droit dans la zone rouge du « comment je vais payer mes fournisseurs » ou autres « je vais perdre toute ma clientèle si je ferme trop longtemps »…
Bref, Zazen c’était du bonheur (tout plein), c’était aussi des soucis (un bon paquet), et du travail, du travail, du travail… A n’en plus finir…
Car il fallait ouvrir tôt le matin, pour le café « d’avant le boulot » des travailleurs de 8H… sans bailler, hein… Avec le sourire !
Car il fallait que tout soit prêt à 11H50, juste avant que lesdits travailleurs n’arrivent affamés avec juste 30 minutes pour l’apéro/l’entrée/le plat/les dessert/le café (ouf !)… Avec le sourire !
Car il fallait assurer, alors que j’étais seule en cuisine, même si un groupe de 18 personnes arrivait à 12H sans réservation, dévalisant mes provisions du jour (et celles du lendemain), m’obligeant à refuser à 12H05 les pauvres autres clients qui auraient bien voulu manger quelque chose… Tout en me faisant piquer des crises dans mon organisation cuisinesque puisque, bien entendu, il fallait que tous mangent chaud… Sans que le premier servi ait fini son plat au moment où arrivait celui du dernier, là, en bout de table… Du stress m’sieurs dames, mais avec le sourire !
Car il fallait faire la vaisselle (à la main pour que tout soit impeccable) après le service du midi, tout en assurant les clients de 14H qui passaient pour un dernier petit café avant de reprendre le boulot ou de rentrer chez eux (pour les postés)… Soit d’éternels allers-retours cuisine/salle, et bien 4H pour nettoyer les quelques 30 assiettes, 60 verres, 90 couverts et 20 casseroles… Sans compter les trois fours et le piano… Et le balai et la serpillière… Avec le sourire !
Car il fallait nettoyer les tasses, essuyer les tasses, ranger les tasses, sortir les verres, nettoyer les verres, ranger les verres, faire les comptes, gérer les clients, faire 6 vrais chocolats chauds (ça demande quand même pas mal de boulot puisque faits à la demande devant le client, et personnalisés en fonction du parfum demandé) tout en servant trois bières à la pression et en préparant 2 milk-shake maison… Sans oublier de conseiller sur les propriétés des tisanes maison la gentille dame qui vient de s’asseoir et qui a mal à la tête depuis plusieurs heures… Avec le sourire !
Car il fallait « faire la caisse » le soir, entrées, sorties, total, chiffre d’affaire… Les comptes sympathiques et parfois un peu prise de tête quand ça ne correspondait pas au résultat théorique, et sur lesquels on pouvait passer un temps pas possible… Juste histoire de finir un peu plus tard alors qu’on est crevé et qu’on se lève à 4H30 le lendemain… Avec le sourire ! (il reste encore deux ou trois clients qui finissent leur verre…)
Car il fallait passer le balais, nettoyer les derniers verres, rentrer les tables d’extérieur et les essuyer, et finir par l’éternelle serpillière pour garder le commerce irréprochablement propre… On frotte, on frotte… On lave… On essuie… Alors qu’il est presque 21H et qu’on n’a pas encore mangé… Avec le sourire ! (Ah non, fini le sourire, on veut juste rentrer et se coucher, maintenant…)
Car il fallait penser à prendre quand même un peu de temps pour soi et pour ses proches, histoire d’avoir quand même une vie privée (ah, non, plus de temps, pas possible… dommage !)
C’est pour ça que, lorsque j’ai rencontré Franck, je (nous) n’avons pas dormi pendant presque deux semaines (merci le Guronsan). Et qu’il a travaillé ensuite 8H (pour son travail à lui) + 4H à Zazen pendant 1 an et demi (il en peut plus le p’tit). Ah, il faut avoir l’habitude d’un rythme effréné, j’vous le dis ! Moi, ça allait à peu près, j’ai toujours eu l’habitude de faire quatre trucs à la fois… Et de gérer mon sommeil au minimum quand il le faut… Quand même pas facile, à la longue.
Mais oui, c’était bien. Sympa comme tout. Quelle fierté quand les gens repartaient en souriant et en me disant qu’ils avaient passé un bon moment ! Ou que mes recettes originales leur plaisaient vraiment !
Mais à côté de ça, quel travail… Quel stress...
Il fallait choisir. J’ai choisi. Je voulais profiter de ma vie et de mes proches (et de mon amoureux !).
Frustrant alors, de partir d’un boulot pour réaliser son projet, monter son affaire, créer une ambiance et un concept, pour au final, deux ans plus tard, se retrouver au même point, au (presque) même boulot, au même endroit ? Ben non, même pas !
Pourquoi ? Tout simplement parce que Zazen m’aura permis de voir la vie différemment, d’apprécier ce que j’ai dans mon travail notamment, c’est-à-dire une relative stabilité, un stress bien moindre, des horaires fixes qui me permettent d’avoir une vie à côté et mes samedis (pour faire du shopping – ça manquait trop !)… Ca m’a permis également d’apprécier mon salaire qui tombe tous les mois, ma mutuelle qui me rembourse bien, et la possibilité de faire ma petite crise d’appendicite (une obsession me direz-vous !) tranquillement, sans me dire que ça va me mettre en l’air mon chiffre d’affaire du mois…
Ca m’a permis enfin d’apprécier ma vie et de voir la valeur de mon travail, moi qui fais de la recherche dans la microélectronique, qui ne bosse « que » 8H par jour, et qui peux vivre grâce à lui de façon plus que correcte… Car beaucoup de mes clients devaient faire du 7jours/7, parfois 10 à 12H par jour, pour à peine arriver à boucler leurs fins de mois… C’est une évidence à laquelle on ne pense pas toujours, et on est souvent, au bout de quelques années dans le même job, à se plaindre pour des détails, parce qu’on s’est habitués à son confort… On ne voit plus les avantages, on ne voit que les petites choses désagréables, pas si pénibles que ça finalement mais qui nous font râler dès que l’occasion se présente.
Apprécier les choses simples, voir ce que l’on a et sa juste valeur, simplement sourire parce que ça ne coûte rien et que ça fait plaisir… Un sourire peut redonner bien du courage. C’est pas toujours évident… Alors essayons de ne pas nous créer de situations stressantes, autant que faire se peut, pour sourire encore davantage !
Zazen, c’est bel et bien fini, et c’est même bien digéré à présent…
Je suis alors prête à vous dévoiler tous les petits secrets de la tenue d’un bar/restaurant/salon de thé… Des recettes de ma carte aux petites manies de mes clients… De la création de la société à la réalisation du concept… Des anecdotes du comptoir aux dessous de la réalité d’une vie de commerçante débutante…
Bref, vous saurez tout tout tout sur… La vie de bistrot !
Rendez-vous alors tous les mardis pour un petit billet zazenesque… Et tous les vendredis pour le reste !
Pour fêter ça, pourquoi pas se déguster un bon plat du jour bien de chez nous, les très dauphinoises Ravioles de Roman gratinées au Bleu de Sassenage, accompagnées de leur petite salade gourmande aux noix de Grenoble ?
Dans une poele à bord hauts, faire revenir les lardons sans gras, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés. Egoutter et jeter le gras de cuisson, réserver.
Dans la même poele, faire dorer les oignons jusqu'à ce qu'ils deviennent translucides. Réserver.
Faire, toujours dans la même poele, fondre le fromage bleu avec la crème fraîche. Ajouter une gousse d'ail pelée et écrasée. Quand tout est bien crémeux, ajouter les lardons et les oignons. Mélanger et réserver.
Faire cuire les ravioles dans un bouillon de boeuf (les bouillons en cubes font très bien l'affaire...) environ 2 minutes: il faut qu'elles remontent à la surface du liquide... Les retirer avec une écumoire.
Les ajouter au mélange crémeux fromage/lardons, mélanger délicatement pour ne pas abimer els ravioles.
Mettre les ravioles dans 4 plats à gratin individuels (type "plat à oeuf", c'est parfait!). Saupoudrez d'un peu d'emmental râpé, et mettre à four préchauffé à 180°C pendant 5 minutes, juste le temps que le fromage soit joliment fondu...
Servir avec une salade de feuilles de chêne blonde, assaisonnée d'une sauce vinaigrette à l'huile de noix, ou d'une sauce au vinaigre balsamique avec quelques cerneaux de noix concassées...
C'est un pur régal, on peut s'effrayer de la présence d'oignons et d'ail, mais ils donnent un goût exceptionnel, pas fort du tout finalement puisque la crème adoucit merveilleusement bien le mélange...
Pas de panique, vendredi, c'est light, promis... ;-)
Un peu d'histoire...
La raviole est une des spécialités gastronomiques de Romans et de son pays.
Elle se définit comme "un petit carré de pâte de farine de blé tendre garni d'une farce composée de fromage frais de vache, d'emmental ou de comté, d' œufs frais et de persil revenu dans du beurre". Cette préparation culinaire est protégée depuis septembre 1998, par un "Label Rouge", sous le nom de "raviole du Dauphiné". Les ravioles doivent êtres pochées dans un bouillon de poule, tout autre mode cuisson nuit à leurs qualités gustatives.
L'histoire de la raviole trouve ses origines dans la cuisine romaine mais le nom apparaît au XIIIe siècle. C'est alors un "morceau de pâte contenant du hachis de rave en Carême". L'étymologie est à rechercher dans les pays provençaux sous différentes formes dialectales (raviula, raiolo, revioro, etc). L'origine italienne n'a pas été démontrée. Dans les siècles qui suivent, les recettes se différencient d'un village à l'autre.
A Romans, la consommation des ravioles est confirmée dès 1807 ; au XIXe siècle, c'est un plat de fêtes préparé par des "spécialistes" : "les ravioleuses", qui se déplacent de maison en maison. L'une d'elle : la "Mère Maury", est la première, vers 1880, à offrir aux clients de son café, les ravioles qu'elle confectionne à la main ; c'est encore un plat populaire. Il faut attendre les années 1960 pour voir les ravioles de Romans sur les cartes des grands restaurateurs de la vallée du Rhône, leur fabrication devenir industrielle, et leur vente franchir les limites du Dauphiné.
http://etudesdromoises.free.fr/pages/pages_revue/resumes_d_articles/raviole.htm
On trouve des traces de l’origine du Bleu du Vercors-Sassenage sur le Massif du Vercors depuis le Moyen-Âge.
Le relief et le climat du Vercors ne permettant pas au lait d’être transporté, les paysans le transforment en fromage appelé « Bleu dit des Monts de Sassenage » ou encore fromage de Sassenage, à cause du Seigneur de Sassenage qui, propriétaire des quatre paroisses de Lans en Vercors, Villard de Lans, Méaudre et Autrans, en avait fait un impôt. De ce fait, il collectait les fromages et les vendait pour son propre compte à Sassenage, bourgade qui gardait l’accès des montagnes de Sassenage sans participer à la production du fromage.
Ce droit exclusif du Seigneur prend fin au 14ème siècle avec la Charte du Baron Albert de Sassenage qui autorise les producteurs à vendre leurs fromages en toute liberté. C’est alors que le fromage commence à se faire connaître à l’extérieur de sa zone de production.
Au fil des siècles il fera l’objet d’un commerce important. Les coquetiers qui ramassent les produits du Vercors, vendent le fromage de Sassenage à des épiciers sur les marchés de Grenoble et aussi à des commerçants qui le commercialisent en France et à l’étranger et contribuent à sa notoriété.
La fabrication traditionnelle à la ferme se maintient jusqu’au début du 20ème siècle, mais régresse vers 1920 au profit des ventes de lait sur Grenoble grâce au tramway partant de Villard de Lans, et la transformation dans les fruitières dirigées par des fromagers Savoyards.
Il faut attendre plus d’une dizaine d’années pour qu’un laitier Savoyard, à la demande des habitants qui n’arrivent pas à oublier leur fameux Bleu, s’engage dans la fabrication de ce fromage en adaptant la recette traditionnelle jadis utilisée par les fermiers. C’est le début de la fabrication en laiterie.
La demande de reconnaissance déposée en 1993 par le Syndicat de Défense incite les paysans du Vercors à se lancer à nouveau dans la difficile fabrication fermière, avec le concours d’Ecoles de Laiterie. Et c’est en 1998 que l’Appellation d’Origine est accordée. La dénomination retenue est « Bleu du Vercors-Sassenage » pour tenir compte de l’évolution historique qui étend le nom de « Vercors « au territoire jadis connu sous l’appellation « Montagnes de Sassenage ».
http://www.parc-du-vercors.fr/fetedubleu/histoire.html
N’oubliez pas le concours « Parfum de Menthe », organisé avec l’épicerie fine Sapidus de Grenoble ! Postez vos recettes le 30 juin, avec la bannière ci-dessous, et laissez un message dans ce blog pour signaler votre participation ! Des coffrets gourmands et un kit de cuisine moléculaire Kalys à gagner !
Rappel : ouvert à tous les cuisiniers en herbe ! Délibération le 12 juillet lors de la rencontre inter-bloggueurs, mais il n’est pas nécessaire de venir à Grenoble pour y participer… Bonne chance…
Il vous faut, pour 4 personnes:
De l'emmental, pour gratiner...
De l'ail (1 gousse)
1 gros oignon
1 barquette de lardons (oui, ce n'est pas une recette forcément light, hein...)
Un petit pot de crème fraîche légère semi épaisse (je vous l'avais dit...)
1 fromage bleu de Sassenage (on peut aussi utiliser du roquefort ou du bleu crémeux)
300g de ravioles de Romans (en supermarchés, rayon frais ou surgelés)
23 avril 2008
"So Fashion" émincé de volaille aux fruits rouges, un peu bling-bling mais über quand même!
C’est amusant cette tendance d’inventer des nouveaux termes, à utiliser à tout prix pour ne pas devenir « has been ».
Ce matin en écoutant la radio alors que je m’apprêtais à partir au boulot, j’ai entendu un débat entre deux journalistes, qui parlaient du bilan présidentiel pour cette première année de mandat…
Et j’ai découvert le nouveau mot à la mode.
Que lesdits journalistes ont prononcé une bonne dizaine de fois en deux petites minutes (non, je suis grenobloise, pas marseillaise. Pourquoi ?)
Fred nous a déjà fait découvrir en fin de semaine dernière le très hype « über » à placer à tout prix dans une conversation pour être hyper fashion.
Et bien voici le tout dernier vocable à utiliser pour être encore plus méga super über dans le move…
Je vous le balance comme ça, sans filet…
Bling-bling !
Bling-bling, ça sonne bien, c’est rigolo, c’est un brin chatouilleur et un tantinet ironique… C’est acide tout en ayant l’intonation doucereuse, c’est décalé, c’est totaly girly.
La branchitude totale, quoi !
Bien sûr, vous savez qui est, en ce moment, donné en illustration de ce terme clinquant… Bling-bling faisait Nicolas qui se promenait avec sa belle Carla…
Mais ce qui est amusant, c’est qu’à l’origine (dixit Wikipedia) le terme « bling-bling » est issu du jargon hip-hop et désigne les bijoux et l’accoutrement de certains rappeurs (rien à voir avec Nico, ça c’est sûr !)
Bling-bling se réfère à une onomatopée de bande dessinée, c’est le bruit des chaînes d'esclave transformées en or qui s'entrechoquent. Aujourd’hui, il se démocratise dans un sens davantage « nouveau riche » et a perdu son image première : la fierté de l’afro-américain qui a réussi sans cesser d'être celui qu'il est. Désormais il s’emploie pour mettre l’accent sur le style ostentatoire et excessif de certains modes de vie…
Bon, en conclusion : comme de toutes façons tout ce qui brille n’est pas forcément or, le bling-bling peut parfois sonner un peu creux.
Dites donc, c’est que ça deviendrait presque sérieux cet article là ! Voire même moralisateur rapport à ma profondissime phrase de conclusion ! Que même qu’on apprendrait p’t-être des trucs inutiles ?
La prochaine fois nous relèverons donc le niveau philosophique de ce blog en faisant un cours sur comment changer un fût de bière sans prendre une douche houblonesque, sous vos applaudissements.
Merci de votre attention.
Mais passons aux choses sérieuses maintenant que nous sommes au top de la moditude du vocabulaire branchitudinesque (c’est à la mode les mots spontanés, oui tout à fait m’ssieurs-dames, l’essentiel c’est de bien se faire comprendre).
Et les choses sérieuses, du moins la chose sérieuse en fait, c’est cet émincé de volaille au fruits rouges que j’ai improvisé l’autre jour, alors que mon frigo était au régime (il faut dire que Monsieur-mon-cœur et moi-même avons fait la grève des courses au supermarché pendant les vacances. Parce que les vacances, c’est les vacances : grasse mat’, journées DVD parce que rien-d’autre-à-faire-vu-le-temps, repos repos repos…).
Ben oui, pas grand-chose, juste quatre filets de poulets dans ledit frigo, des fruits rouges au congel et du riz basmati sur la table (because placard suicidaire, voir un des messages précédents…)
Bref, que faire dans ces cas là ? Im-pro-vi-ser !
L’impro totale. Et le final : super bon !
Les fruits rouges ont donné une saveur aigre-douce vraiment très agréable, dont le goût s’est marié à merveille avec le parfum particulier du riz basmati… Tout en relevant délicatement l’émincé de volaille… Et la sauce « vin chaud » à l’orange… Top !
Quant au visuel… Une couleur entre framboise écrasée (c’est le cas de le dire) et rouge bordeaux…
So fashion.
(Plus que sur cette malheureuse photo ratée qui donne une impression de fouillis ravageur... Je l'avoue!)
Emincé de Volaille « so fashion » aux Fruits Rouges
Pour 2 personnes
4 filets de volaille
1/3 sachet de fruits rouges surgelés
2 oignons
1 orange
Cannelle en poudre
1 cuil à soupe de Maïzena
1 petite bouteille (environ 30 cl) de vin rouge
1 poêle
1 cocotte
1 grand bol
Faire décongeler les fruits rouges, en récupérant le jus qu’ils vont rendre. Réserver.
Presser l’orange et la zester.
Mélanger dans un grand bol la moitié du jus de l’orange, la moitié du vin rouge, une cuillère à soupe d’huile d’olive et une bonne pincée de cannelle.
Découper les filets de volaille en dés d’environ 2 cm d’épaisseur. Saler et bien poivrer, et les mettre dans le bol à mariner pendant au moins 8H, au frais.
Faire revenir les oignons dans une poêle avec un peu de beurre et d’huile. Lorsqu’ils sont translucides, en mettre la moitié de côté.
Ajouter les fruits rouges entiers réservés et leur jus, et mélanger délicatement pour ne pas les abîmer. Saler, poivrer. Oter du feu au bout de 2 minutes.
Bien faire chauffer une petite cocotte avec un peu d’huile d’olive, et faire revenir les dés de volaille égouttés avec les oignons réservés. Lorsqu’il sont dorés de toute part, ajouter l’autre moitié du jus de l’orange, les zestes d’orange, l’autre moitié du vin rouge et une bonne pincée de cannelle. Saler et poivrer. Laisser cuire 20 à 30 minutes à feu doux, à découvert.
Retirer les dés de volaille cuits et les joindre au mélange fruits rouges/oignons réservé dans la poêle.
Faire réduire la sauce restant dans la cocotte en la portant à ébullition et en ajoutant une cuillère à soupe de maïzena diluée dans un peu d’eau froide. Laisser épaissir et retirer du feu.
Servir l’émincé de volaille aux fruits rouges avec du riz basmati. Présenter la sauce au « vin chaud » à part.
On peu aussi toaster des étoiles de pain d’épices (faites à l’emporte pièce) et les servir en accompagnement…
Les fruits rouges et la cannelle se marient à merveille, la sauce enrobante est un régal avec le riz parfumé…
J’vous l’avais dit : so fashion !
20 avril 2008
Le Poulet au Riesling "en attendant Georges Clooney"
Bon alors là, ça ne va plus.
Non mais alors plus du tout! Ben oui, quoi. Y'en a marre. Et si ça continue comme ça, ben... Ca pourra plus continuer! ;-)
Non mais...
Parce que des fois ça peut plus faire. Et là, faut mettre le hola tout de suite, pour pas qu'ça recommence.
Non mais dites donc, hein!
On va quand même pas se laisser faire sans rien dire, quand même!
...
Faut pas pousser non plus!
...
Bon, alors:
IL EST OU LE PRINTEMPS?
Saperlipopette! (remarquez la touche gentillette de l'insulte printanesque de la jeune fille femme toujours très classe en toutes circonstances... Il fallait le souligner... Nom d'un p'tit bonhomme!)
Parce qu'on l'attend là, depuis un p'tit moment, et c'est pas très poli, ça, de faire attendre comme ça les gens. Il se prend pour qui, le Printemps?
Môssieur, il croit qu'on va rester là sans rien dire, comme si de rien n'était, qu'on va lui laisser faire sa p'tite crise d'ado tranquillement, en patientant bien sagement, au coin du feu (ou du radiateur, et au prix où est le gaz, mesdames z'et messieurs, c'est honteux ce comportement!)
... En patientant donc, disais-je, en attendant que ce cher Printemps daigne bien vouloir pointer le bout de son nez et botter les fesses de monsieur Hiver qui s'installe confortablement chez nous depuis trop longtemps?
Parce que l'Hiver, on l'aime bien, c'est pas que... C'est un peu comme les belles-mères, c'est super les belles-mères, on est contente de les voir, on est ravie de les accueillir, on est enchantée de discuter avec elles, mais quand même, quand elles sont parties ça fait du bien!
Notez au passage: monsieur-mon-coeur étant un extra-terrestre (voir un précédent billet), ma belle-mère en est forcément une aussi, et c'est donc l'exception qui confirme la règle. Rosy, je vous adore, pas de mauvaise interprétation, vous êtes fantastique... Il fallait le préciser quand même. Hum. Ou en étais-je?
Ah, oui. Donc l'hiver c'est comme les belles-mères, mais sauf Rosy. Autrement dit:
C'est quand qu'y se casse çuy-là?
Bon, la comparaison peut aussi se faire avec un collègue de bureau aussi charmant qu'un Mister Bean qui aurait cru que vous allez bien finir par aller boire un verre avec lui s'il continue à vous faire les yeux doux derrière ses lunettes (sales) à doubles (triples) foyers.
Ou une copine blonde à forte poitrine (physiquement intelligente donc) qui serait avec vous dans la rue le jour où Georges Clooney décide de faire les magasins.
Imaginez la scène: par mégarde, alors qu'il prenait un Nespresso bien méritée entre deux achats effrénés, Georges vous renverse son café dessus par mégarde parce qu'il regardait l'heure en marchant dans la boutique avec sa tasse de café. Et bien entendu c'est sur vous qu'attérit ladite tasse, et qui avez l'air d'un tiramisu défraichi avec votre joli tee-shirt crème tout taché. Surtout que vous n'aviez pas vu que c'était Georges Clooney et que vous l'insultez copieusement. Et comme par hasard, miss Silicone-votre-adorable-copine se précipite pour vous essuyer lamentablement ladite tache, en laissant tout plein de bouloches de sopalin sur votre beau décolleté. Et en agitant le sien du coup sous le nez dudit Georges qui la remercie de tant d'attentions, s'excuse et l'invite reprendre un café pendant que vous courrez aux Waters pour nettoyer tout ça.
Ca sent le vécu, non? Et ben non, Georges n'est jamais venu faire du shopping à Grenoble. Et puis d't'façons, chuis déjà maquée. Na!
N'empêche que dans ces moments là, t'as envie de lui dire: bon, t'es gentil(le), mais maintenant tu t'arraches, tu m'as saoûlée.
Parce que si le printemps n'arrive pas, et bien il va encore pleuvoir un p'tit moment. Et si il pleut j'ai pas envie de sortir. Et si j'ai pas envie de sortir, j'ai pas envie de shoppinguer. Et si je shoppingue pas, comment que Georges y va me renverser son café dessus? Hein?
CQFD.
Ainsi, pour compenser ce manque évident de soleil, je ne vous raconterais pas la recette de mon gaspacho glacé à savourer à la paille sur la terrasse avec des lunettes de soleil et de la crème à bronzer.
Non, vu le temps, on va faire un bon poulet au Riesling. Avec des tagliatelles fraîches. Histoire de se remonter un peu (et se réchauffer au passage avec un p'tit verre de ce délicieux vin pendant que la volaille mijote).
Non mais dis donc, c'est pas un printemps capricieux qui va nous déprimer quand même!! ;-)

Le Poulet au Riesling "en attendant Georges Clooney"
(pour les autres parce que moi j'ai déjà un Tom Cruise à la maison)
4 cuisses de poulet, 25 cl de riesling, 200 gr de champignons, 1 cuiller à soupe de cognac, 20 cl de bouillon de volaille, 1 jaune d'oeuf, 15 cl de crème fraîche, 4 échalotes, 1 gousse d'ail, 1 bouquet de persil, 80 grammes de beurre, 2 cuillères à soupe d'huile, 2 pincée de noix de muscade, Sel & poivre du moulin.
Lavez les champignons, puis coupez les en lamelles. Pelez les échalotes, hachez le persil. Pelez et écrasez la gousse d'ail.
Faites chauffez l'huile et 40 gr de beurre dans une cocotte. Puis, y faire revenir les morceaux de poulets jusqu'à ce qu'ils soient dorés de toutes parts, les réserver.
Ajoutez le reste du beurre, faites y sauter les champignons. Dés qu'ils commencent à dorer, ajoutez les échalotes, le persil et l'ail. Laisser fondre et blondir à feu vif.
Remettre le poulet dans la cocotte, faites le flamber avec le cognac.
Ensuite, versez le riesling, puis le bouillon de volaille. Salez et poivrez.
Laissez mijoter 1h30 à feu doux en arrosant le poulet de temps en temps.
5 minutes avant la fin de la cuisson, fouettez la crème fraîche et le jaune d'oeufs. Versez les dans la cocotte en mélangeant délicatement.
Éteindre le feu dés ébullition et servez sans attendre.


















































































